Michel Saint-Gelais, directeur général de la Maison d’accueil pour sans-abri, estime que l’annonce «va beaucoup plus loin que les discussions qu’on a eues».

Centre regroupant plusieurs ressources: la Maison pour sans-abri prudente

Le directeur général de la Maison d’accueil pour sans-abri, Michel St-Gelais, reste prudent devant l’annonce d’un centre regroupant plusieurs services au centre-ville de Chicoutimi. Il avait déjà eu des discussions avec la ministre Andrée Laforest, mais ils ne s’étaient jamais rendus aussi loin.

« L’annonce va beaucoup plus loin que les discussions qu’on a eues avec le bureau de la ministre. Présentement, notre comité est plutôt à réfléchir à la possibilité de demeurer chez nous sur la rue Lafontaine, d’évaluer les coûts nécessaires à la rénovation, à l’agrandissement. On avait rencontré le bureau de la ministre pour la faisabilité de rénover notre bâtisse actuelle au lieu de déménager et de vraiment valider que cette option-là était possible ou non », a mentionné M. St-Gelais.

Selon lui, l’annonce a été plus complète que ce à quoi il s’attendait. Il affirme qu’il va continuer de regarder avec la ministre quelles sont ses orientations et à quel niveau la maison pourrait s’intégrer dans une structure comme celle-là.

« Il faudra voir la possibilité de cohabitation, quelle clientèle sera sollicitée pour être hébergée. Il y a plusieurs considérants. On ne veut pas perdre la philosophie et la capacité d’accueil de notre maison. Nous voulons avoir un endroit chaleureux qui rappelle le chez-soi et qui n’est pas trop institutionnel dans sa structure », ajoute-t-il, avouant toutefois que le fait que la ministre ait des projets et du financement pour la maison représente une excellente nouvelle en soi.

Michel St-Gelais veut notamment s’assurer qu’il y aura une plus-value à partager la bâtisse. Parmi les enjeux à évaluer, il cite notamment la confidentialité et les échanges qui seront possibles entre les différentes clientèles.

« Nous allons les analyser avant de répondre positivement ou pas au projet de la ministre », conclut-il.

la députée se veut rassurante

De son côté, la ministre Laforest se veut rassurante. Elle estime que regrouper la Maison d’accueil pour sans-abri et les organismes œuvrant en santé mentale permettra de trouver sous un même toit certaines ressources, notamment des psychiatres, des psychologues et des travailleurs sociaux.

« Les organismes en santé mentale sont éparpillés partout et ça permettra d’améliorer la situation d’hébergement des sans-abri. »

La ministre estime qu’un nouvel emplacement est la meilleure option envisagée. « On a fait faire des soumissions pour la rénovation et l’agrandissement de la maison actuelle, mais ça coûterait plus cher qu’une nouvelle construction, affirme-t-elle. M. St-Gelais veut rester près du centre-ville. Je ne peux pas dire l’endroit que nous ciblons pour le moment, puisqu’il y a une offre d’achat sur le terrain, mais on ne veut pas que M. St-Gelais soit inquiet. Quant à la cohabitation, les départements seraient indépendants, selon les plans des architectes. Toutes les clientèles vont être bien desservies », assure-t-elle.