Centre multisport de Jonquière: après l’architecte, au tour de l’ingénieur de poursuivre Saguenay

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Après l’architecte, c’est l’ancien ingénieur de la première mouture du centre multisport de Jonquière qui poursuit Saguenay. La firme Bouthillette Parizeau de Québec réclame 116 000$ de plus que les 63 500$ reçus pour le travail effectué.

La firme d’architectes St-Gelais Montminy, rappelons-le, réclame quant à elle 260 000$ en compensation à la ville. 

Saguenay compte se défendre dans ces deux dossiers et vient d’octroyer un second mandat à l’avocat Marcel-Olivier Nadeau pour cette nouvelle poursuite. 

Les deux firmes avaient obtenu les contrats des plans et devis pour le futur centre multisport. Saguenay, en cours de route, a changé de stratégie et décidé d’opter pour un contrat clé en main pour la construction du centre estimé à près de 25 millions de $.

La loi permet la résiliation de contrat, mais la ville doit compenser les firmes pour le travail effectué. Saguenay a versé près de 50 000$ à l’architecte et 63 500$ à l’ingénieur. 

« Un premier mandat a été donné à l’avocat pour le dossier de l’architecte, mais un autre mandat a été donné aujourd’hui pour celui de l’ingénieur. Saguenay va se défendre », confirme Stéphane Bégin, du cabinet de la mairesse.

Appel d’offres

L’appel d’offres pour la construction «clé en main» du centre devrait être lancé sous peu. Les élus ont d’ailleurs modifié un critère de sélection, jeudi, pour dénicher l’entrepreneur général ou le consortium qui sera en charge du projet, de A à Z. Les soumissionnaires devront avoir cumulé plus de 15 ans d’expérience pour obtenir le contrat, au lieu de 10 ans comme il était au départ prévu. 

Au premier tour, les meilleurs entrepreneurs seront retenus, mais ils devront fournir des plans pour décrocher l’important contrat. Saguenay a d’ailleurs prévu des sommes pour ces plans. Chaque entreprise soumissionnaire retenue à la première étape pourra recevoir jusqu’à 15 000$ pour la conception de plans. «Les plans seront ensuite conservés par la Ville, donc il devait y avoir compensation pour ce travail», précise M. Bégin.