Les Saguenéens ont dû quitter le Centre Georges-Vézina.

Centre Georges-Vézina: une décision importante

Josée Néron n’a aucune idée, pour le moment, de l’endroit où pourrait être construit le futur centre sportif de Saguenay. La raison est simple. Aucune décision n’a encore été prise quant à la construction d’un nouvel édifice ou de la rénovation du Centre Georges-Vézina.

Une chose semble certaine, par contre, il s’agira de l’une des décisions les plus importantes que les élus auront à prendre dans l’actuel mandat de quatre ans.

Le vieil édifice de la rue Bégin à Chicoutimi est fermé à toutes les activités sportives et administratives depuis près de trois semaines. Une étude de la firme de génie-conseil Gémel a recommandé la fermeture immédiate en raison de la grande fragilité de la toiture.

Depuis le 9 février, les gérants d’estrade s’expriment librement sur les décisions à prendre par les élus municipaux.

Certains voudraient que la nouvelle construction soit érigée sur le site actuel du CGV, d’autres le voient plutôt en face du Costco (afin d’être à proximité des grands axes routiers de la 175 et de la 70), alors que des élus analysent plutôt un emplacement au centre-ville (en face de la Zone portuaire).

En plus, la mairesse de Saguenay comprend très bien que des citoyens souhaitent un bâtiment flambant neuf répondant aux normes actuelles. Elle sait aussi que des gens veulent que le bâtiment construit en 1948, nommé en hommage à l’un des plus grands gardiens de but de la Ligue nationale de hockey, soit plutôt rénové.

« Vous comprendrez que nous n’avons pris aucune décision. On discute du dossier, mais tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas le rapport final de Gémel, il est difficile de se prononcer, tant sur l’emplacement que de la décision à prendre sur la construction ou la rénovation », mentionne Mme Néron.

« Lorsque nous aurons le rapport entre les mains, au début du mois de mars, nous aurons une bonne idée du portrait. Ensuite, nous étudierons les probabilités de construire en neuf ou de rénover. Ce sera probablement la plus grosse décision du conseil municipal en termes d’impact financier », ajoute la mairesse.

Pour le moment, les premiers chiffres avancés laissent voir qu’une rénovation du CGV pourrait coûter de 25 à 30 millions de dollars, en excluant les surprises.

Un nouvel amphithéâtre sportif pourrait plutôt s’élever à près de 60 M$ et pourrait être financé à 50 pour cent par Québec. La facture totale dépendra de la décision des élus de prévoir une deuxième glace (olympique ?) et une piscine.

« Nous savons que le premier ministre Philippe Couillard est favorable à la construction d’un nouvel amphithéâtre. Il a aussi dit qu’il appuierait notre décision. Il attend simplement qu’on lui fasse signe », indique Mme Néron.