Denis Guay, président de la campagne Centraide 2013, Marie-Karlynn Laflamme, présidente du conseil d'administration et Martin St-Pierre, directeur général de Centraide, ont annoncé une récolte de 1 775 257 $.

Centraide rate sa cible par 270 000 $

Pour la première fois en 33 campagnes de financement, Centraide a raté son objectif de financement par 270 000 $, amassant tout de même 1,7 million $ pour épauler les 95 organismes qu'il soutient.
Le président de la campagne 2013, Denis Guay, Marie-Karlynn Laflamme, présidente du conseil d'administration et Martin St-Pierre, directeur général, ont dressé le bilan de la dernière collecte de fonds qui s'est déroulée sur un fond de contexte économique difficile au plan régional. Au départ, Centraide prévoyait accumuler 1,9 M$, un objectif qui avait été abaissé de 50 000 $ comparativement à 2012. «Les nombreuses pertes d'emplois dans la région au cours des derniers mois nous ont grandement affectés. La direction d'Emploi Québec nous a informés qu'au cours du premier semestre de 2013, plus de 5000 ont été supprimés. Chez certains employeurs, des étages complets d'employés ne sont plus au travail», commente M. Guay.
Il en est résulté une diminution importante du nombre de donateurs dans les 300 campagnes en milieu de travail.
Malgré cette baisse, Mme Laflamme affirme que la direction n'est nullement découragée puisque les 5500 bénévoles ont accumulé 1,7 M$. Elle souligne au passage que la plupart des autres Centraide connaissent une situation comparable. «Nous serons dans un contexte où il y a moins d'argent à distribuer aux organismes et où les besoins iront en augmentant.» C'est pourquoi, une analyse sera réalisée pour revoir les processus de sollicitation. La hausse du prix des timbres qui passera de 65 cents à 1 $, la sollicitation par le Web moins personnalisée constituent des défis à relever.
En ce qui a trait à la distribution des sommes récoltées aux organismes, M. St-Pierre mentionne que tous les scénarios sont envisagés afin de répondre à l'urgence des besoins. «Si certains organismes ont de petits surplus, il n'est pas certains qu'ils recevront les mêmes montants. Il n'est pas question de catégoriser et qu'un groupe en particulier ne reçoive rien.» Ce dernier ajoute que les coupes de programmes décidées par les gouvernements supérieurs n'aident pas à améliorer la situation. «Une chose est certaine pour cette campagne, c'est que les résultats ne sont pas à la hauteur des efforts investis par nos nombreux bénévoles. Nous avons tenté d'amoindrir les pertes avec 90 000 $ d'argent neuf.»