Christian Fillion, président du comité organisateur, était main dans la main avec Mélissa Tremblay, porte-parole pour la 17e édition, pour ouvrir la marche des survivants.

Célébrer l’amour au Relais pour la vie

Le Relais pour la vie en était à sa 17e édition, vendredi soir à l’Université du Québec à Chicoutimi. Contrairement à ce qu’on peut penser, il ne s’agit pas d’une soirée triste, mais plutôt d’ une célébration de l’espoir.

Ils étaient près de 700 personnes à participer à l’activité, qui consiste à marcher pour la cause de 19 h le soir, à 7 h le lendemain matin. Cette activité veut montrer le cycle d’une personne atteinte du cancer, qui est plein d’énergie au début des traitements, mais qui continue malgré les difficultés et la fatigue.

Quelques 228 000 $ ont été amassés lors de l'événement. Pour participer au Relais pour la vie, il fallait former des équipes d’environ 10 personnes et amasser des fonds. Selon le président du comité organisation, Christian Fillion, la moyenne de fonds amassés par équipe est de 2 000 $. Il ne fallait pas nécessairement être dans une équipe pour marcher, alors que plusieurs passants étaient présents pour démontrer leur support aux survivants et à leurs familles et repartaient au courant de la soirée.

Un trajet dans l’UQAC et à l’extérieur était organisé pour les marcheurs.

Alida Bouchard en était à son 16e Relais pour la vie.

Témoignages inspirants

Près de 200 survivants étaient venus montrer l’exemple et surtout, soutenir les combattants de la maladie. Parmi eux, il y avait Alida Bouchard, cette femme de 87 ans qui participait à son 16e Relais pour la vie. Elle voulait encore une fois supporter ceux qui sont atteints du cancer en montrant que la maladie pouvait connaître une fin heureuse, comme dans son cas. Elle a combattu un cancer du côlon en 1984.

Pour Mélissa Tremblay, porte-parole de l’événement cette année, le Relais est synonyme de célébration de la vie. Pour cette survivante du cancer du sein, son rôle lui permet de redonner au suivant. Elle espère être un modèle positif et montrer que le cancer ne rime pas avec la mort. Pour elle, le Relais pour la vie est une vague d’amour, d’espoir qui permet d’épauler les combattants, les survivants et de se montrer solidaire. «C’est une belle place où les participants vont se sentir remplis d’amour et d’espoir», a-t-elle continué.

Véronique Gauthier souhaitait montrer son support aux combattants du cancer en participant pour la première fois au Relais pour la vie alors qu’elle a elle-même survécu à un cancer du sein.

Le sentiment était partagé par Véronique Gauthier, survivante du cancer du sein, qui en était à son premier Relais, mais pas son dernier. Elle souhaitait y participer pour partager l’espoir aux autres atteints de la maladie et montrer qu’on pouvait s’en sortir. Selon elle, le pire qui peut arriver à quelqu’un combattant le cancer, c’est l’isolement. «C’est quand on voit les gens et qu’on se regroupe que la force et le courage apparaissent», a-t-elle révélé. Elle soulignait combien le soutien de ses proches avait été important lors de son combat, mais aussi celui d’autres survivants.

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UNE SOIRÉE FORTE EN ÉMOTION POUR ÉLODIE RIVERIN

«Cette année, le Relais pour la vie n’est pas une fête pour moi. C’est plutôt un défi», a laissé tombée Élodie Riverin, 30 ans, mère de quatre enfants et en récidive pour une forme agressive de cancer du sein.

C’était la 17e édition du Relais pour la vie, vendredi soir, à l’Université du Québec à Chicoutimi. Près de 200 survivants du cancer allaient marcher toute la nuit afin d’amasser des fonds pour la recherche et les soins dans la région.

Pour cette combattante, les années précédentes, le Relais pour la vie représentait une fête qui célébrait sa rémission, autant pour elle, que ses enfants et son conjoint. Depuis l’annonce en janvier du retour de son cancer, la jeune femme appréhendait plutôt l’événement cette année.

À la fin de l’année 2014, Élodie Riverin était à la 38e semaine de sa quatrième grossesse. Après une biopsie d’urgence, elle a appris qu’elle avait un cancer du sein. «Tout est allé très vite. Deux jours plus tard, on a provoqué mon accouchement. De là, j’ai eu tous les traitements possibles, une mastectomie partielle, de la chimio, de la curiethérapie, de la radiothérapie, la prise de taxifène», a-t-elle raconté. Malgré tous ces traitements, de minuscules cellules cancéreuses ont survécu et le même cancer a refait surface plus tôt cette année. 

La combattante a tout même voulu participer à l’événement. La marche des survivants allait être émotive, mais elle allait aussi donner à la jeune femme de vrais encouragements. «Je sais que ça va être dur, mais quand même, à l’ouverture, quand les gens qui t’applaudissent, c’est du réconfort et je n’ai pas le choix de venir chercher ça, même si je trouve ça gros d’être ici ce soir», a-t-elle continué. 

Il est réconfortant pour elle de voir qu’elle n’est pas seule. Elle apprécie particulièrement de voir qu’il y en a plusieurs survivants qui présentent de belles histoires de guérison. Elle a ajouté: «On a besoin de ces belles histoires-là.»

Elle aimerait que les gens sachent à quel point il est important de donner pour des événements comme celui lui, parce que c’est ce qui permet de faire avancer les traitements. «On voit que les recherches avancent de plus en plus, avec par exemple l’immunothérapie qui commence à faire surface. Moi je fonde mes espoirs là-dessus.» Grâce à la recherche, des médicaments sont découverts et plus faciles d’accès, les hôpitaux sont mieux équipés et les dépistages se font plus tôt, par exemple.

La soirée était émotive, au Relais pour la vie 2019, pour la combattante du cancer du sein, Élodie Riverin. Elle pouvait compter sur le soutien de ses quatre enfants en plus de son conjoint pour ce défi personnel.

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228 100 $ AMASSÉS POUR LE RELAIS POUR LA VIE DE SAGUENAY

Le Relais pour la vie de Saguenay a permis d’amasser quelque 228 000 $ pour la cause du cancer. Les organisateurs étaient fiers d’annoncer ce montant, à la fin de l’événement, samedi.

«Nous sommes très contents, on s'aperçoit que les gens sont encore une fois très généreux et que les capitaines des équipes ont travaillé très fort», s’est réjouie Kathie Gravel, membre de l’organisation de l’événement depuis plusieurs années, dans un entretien téléphonique avec Le Quotidien.

Même si le montant est un peu moins élevé que les années précédentes, Mme Gravel a précisé qu’il y avait un peu moins d’équipes qu’auparavant, mais que la moyenne de leur gain était ne cessait d’augmenter.