Le Centre québécois de formation aéronautique va demander une dérogation au gouvernement du Québec afin de permettre à ses finissants en brousse, en ligne et en hélicoptère d’obtenir leur licence de pilote professionnel.
Le Centre québécois de formation aéronautique va demander une dérogation au gouvernement du Québec afin de permettre à ses finissants en brousse, en ligne et en hélicoptère d’obtenir leur licence de pilote professionnel.

Cégeps fermés: incertitude pour le CQFA

Normand Boivin
Normand Boivin
Le Quotidien
La décision de Québec de maintenir fermés les écoles secondaires, les cégeps et les universités jusqu’en août plonge dans l’incertitude les étudiants du Centre québécois de formation aéronautique (CQFA).

La direction du CQFA comptait sur la fin du déconfinement, en mai, pour reprendre les leçons en vol après les apprentissages théoriques à distance des dernières semaines. Or, selon ce qu’on a pu entendre lundi lors du point de presse du premier ministre Legault, puis de l’annonce du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur Jean-François Roberge, qu’on soit à l’école ou pas, la distanciation sociale est maintenue. Il n’est donc pas question d’asseoir deux personnes dans un cockpit d’avion.

Le Centre québécois de formation aéronautique va demander une dérogation au gouvernement du Québec afin de permettre à ses finissants en brousse, en ligne et en hélicoptère d’obtenir leur licence de pilote professionnel.

« Le ministre a parlé d’aménagements pour les DEP (diplôme d’études professionnelles) et les cours aux adultes, mais il n’a pas parlé de nous. Nous allons donc entreprendre des démarches pour obtenir une dérogation », a expliqué le directeur des communications du Cégep de Chicoutimi, Éric Émond.

Sans cela, les finissants de troisième année ne pourront obtenir leur licence de pilote professionnel et auront perdu leur session. Car là-dessus, le CQFA n’a aucune marge de manoeuvre. La formation en pilotage est régie par Transport Canada et on ne peut pas retrancher une heure de vol en duo (avec instructeur) ou en solo si on veut obtenir sa licence. Il faut également réussir un test en vol avec un examinateur désigné par Transport Canada.

Il y a cependant un espoir pour le CQFA puisqu’une telle dérogation est déjà appliquée à l’autre extrémité de l’aéroport de Saint-Honoré.

En effet, l’école privée d’Exact-Air poursuit, depuis le début du confinement, une partie de ses activités d’enseignement pour former les pilotes professionnels qui feront les patrouilles de feu au cours des prochaines semaines, un service jugé essentiel. Exact-Air y parvient au prix de mesures d’hygiène très strictes, ce qui ne serait pas hors de portée pour le CQFA.