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Cégep de Saint-Félicien: contaminer les autres programmes

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
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C’est en ajoutant un cours de gestion de projet en développement durable que le concept s’est implanté au Cégep de Saint-Félicien, il y a plus de dix ans. Même sans plan de développement durable, l’institution a su saisir les opportunités au passage. Elle souhaite maintenant intégrer le développement durable dans tous ses programmes d’enseignement.

Réduction du gaspillage alimentaire, forêt nourricière, tisser des liens entre les générations, serre solaire passive, poulailler scolaire, réfrigérateur communautaire... Voici quelques projets réalisés par les étudiants en techniques du milieu naturel (TMN) au Cégep de Saint-Félicien, au cours des dernières années.

Au fil du temps, ce type de projet influence la communauté collégiale et plusieurs autres programmes souhaitent développer des approches similaires, souligne Guillaume Maziade, le coordonnateur au développement durable du cégep, qui est également professeur du cours en développement durable.

Par exemple, la technique de comptabilité et gestion réalise un cours de gestion de projet similaire à celui fait par les étudiants en TMN. « Les professeurs de comptabilité ont démontré de l’intérêt et ils ont intégré la grille de développement durable dans la gestion des projets », dit-il. Des professeurs en tourisme souhaitent aussi intégrer l’approche.

Par ailleurs, le cégep a mis sur pied un projet unique au Québec, en lien avec le cours de philosophie. « On a transformé le cours d’éthique et politique pour l’adapter à la question du développement durable. »

Pour aller plus loin, le cégep développe une politique de développement durable, afin d’implanter le concept dans tous les départements.

Selon Olivier Riffon, professeur en éco-conseil à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), qui accompagne le cégep, ce modèle hybride est une solution gagnante. « Ça permet d’intégrer le développement durable au niveau administratif et dans les formations, de mobiliser la communauté étudiante, tout en saisissant les opportunités concrètes qui se présentent. » L’action est donc importante pour stimuler le changement, mais la réflexion permet d’aller plus loin.

Un stationnement plus vert pour l’automne

En ce qui a trait aux projets concrets, le cégep a notamment décidé de verdir son stationnement pour lutter contre les îlots de chaleur, favoriser l’électrification des transports et le covoiturage. Des arbres seront plantés et une vingtaine de bornes électriques seront ajoutées. Le cégep songe à installer une majorité des bornes avec des prises de courant 120 volts, ce qui permettra de limiter les coûts du projet, tout en offrant le service gratuitement. Et comme les étudiants et professeurs viennent au cégep pour plusieurs heures, le véhicule aura le temps d’être rechargé. Des bornes rapides et payantes seront aussi installées. Des stationnements favorisant le covoiturage seront ajoutés. Le projet devrait être terminé pour la rentrée 2021.