Cédric Gouillart a été aperçu pour la dernière fois le 19 mai près du barrage du Portage des Roches.

Cédric Gouillart: une tentative ultime

Des bénévoles structurés, trois maîtres-chiens et les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) tentent une dernière fois, en fin de semaine, de retrouver la trace du Laterrois Cédric Gouillart.

Dès 7 h, samedi matin (aujourd’hui), ces bénévoles partiront à nouveau à sa recherche sur un plus grand territoire que celui qui a été ratissé depuis la disparition de l’homme de 48 ans, le 19 mai dernier.

Les chercheurs devraient repartir de l’endroit où Cédric Gouillart a été vu pour la dernière fois, soit à proximité de son domicile près du barrage du Portage des Roches.

« Tôt samedi matin, des bénévoles structurés reconnus par la Sécurité civile et trois maîtres-chiens en provenance de l’Association québécoise de bénévoles en recherche et sauvetage seront sur place, de même que des gens de Sauvetage 02. Et il y aura deux de nos policiers », précise l’inspecteur Denis Gilbert, de la SPS.

« Nous voulons agrandir le territoire des recherches. Nous savons que M. Gouillart était un homme qui pouvait franchir de longues distances à la marche. Nous ne referons pas ce qui a été fait, mais nous allons plutôt aller plus loin encore », reprend l’inspecteur de police.

Comme les bénévoles sur place sont structurés, ils n’auront pas besoin de l’aide de la population pour effectuer les recherches. Ils veulent perdre le moins de temps possible pour se mettre en marche. Étant donné que le plan aura été établi à l’avance, en collaboration avec la Sûreté du Québec, les recherches pourront être entreprises dès l’arrivée du groupe sur le site de recherche.

« Si jamais nous devions trouver un indice ou M. Gouillart, l’enquêteur au dossier verra alors à la suite des choses », de dire M. Gilbert.

Cédric Gouillart est porté disparu depuis le 19 mai. La journée même, des patrouilleurs de la SPS se sont mis à sa recherche jusqu’à la tombée de la nuit.

Durant toute la fin de semaine du congé de la Journée nationale des Patriotes, les agents de la SPS, de la Sûreté du Québec, un maître-chien et des bénévoles ont mis la main à la pâte afin de retracer le père de famille.

Sans aucun résultat.

« Nous avons même fait une partie des sentiers du lac Kénogami, nous avons fouillé des chalets et même un refuge, mais ça n’a rien donné. Les recherches sur le terrain ont alors été abandonnées, mais le dossier est demeuré ouvert. Et il l’est toujours. Un enquêteur est affecté au dossier », poursuit le capitaine Sylvain Houde.

« Nous voulons donner encore une chance de le retrouver. On pense à sa conjointe et à ses enfants, et nous comprenons leur désarroi. La famille est dépourvue et ne peut pas vraiment vivre son deuil, si c’est le cas. Nos recherches de la fin de semaine seront ciblées, et le territoire couvert sera encore agrandi », assure le capitaine Houde.

Les policiers et bénévoles se doutent bien que s’ils venaient à retrouver Cédric Gouillart, qu’il est fort possible que l’homme ne soit plus en vie.

Il y a tout de même plusieurs semaines qu’il est porté disparu. Il n’a donné aucun signe de vie, que ce soit par l’utilisation d’une carte de débit ou de crédit ou encore avec son téléphone cellulaire.

C’est le silence radio depuis le 19 mai 2018.

Sa conjointe, Véronique Mercier, a d’ailleurs mentionné récemment qu’elle avait abandonné l’espoir de le retrouver en vie, mais souhaitait tout de même pouvoir récupérer son corps.

Il faut savoir que les proches de Cédric Gouillart ne peuvent pas toucher l’argent de l’assurance-vie ou encore les sommes d’argent en provenance d’un régime de retraite ou autre avant une période de sept années après la disparition.