Véronique Mercier et sa famille souhaitent trouver réponses à leurs questions avec la tenue de cette dernière journée de recherche.

Cédric Gouillart: trois équipes canines ratissent Laterrière pour une dernière fois

Les recherches pour retrouver Cédric Gouillart ont continué samedi à Laterrière avec l’arrivée de trois équipes canines en provenance de l’Association québécoise de bénévoles en recherche et sauvetage, de même que des professionnels de Sauvetage 02. Une tentative de dernier recours pour retrouver l’homme de 48 ans disparu depuis le 19 mai dernier.

Tôt samedi matin, les plans de la battue établis en collaboration avec la Sûreté du Québec ont été remis aux personnes responsables. Les équipes composées d’un chien et de deux humains se sont ensuite dispersées sur plusieurs pistes de motoneiges de la municipalité.

« Beaucoup de recherches ont été faites dans les bois et il fallait s’éloigner du protocole pour se réorienter davantage sur le profil de Cédric. Aujourd’hui, les efforts sont concentrés vers les pistes de motoneige parce qu’il était un passionné et qu’il les connaissait toutes par cœur », témoigne sa conjointe Véronique Mercier. En soirée, elle n'avait eu connaissance d'aucune découverte concernant le disparu.

Des policiers de la Sécurité publique de Saguenay et des bénévoles étaient aussi présents sur les lieux.

Peu importe le résultat des recherches, l’enquête continuera son cours et toute personne ayant des informations est invitée à communiquer avec les autorités policières. Par contre, il s’agit d’une dernière battue pour Mme Mercier et sa famille.

« De mon côté, toutes les batailles que j’aurais pu mener sont venues à terme et la présence de maîtres-chiens en était la dernière étape. On ne peut pas mobiliser tout le monde indéfiniment. Je vais devoir accepter la situation et commencer à passer à autre chose », souligne avec émotion la mère de famille.

Un moral difficile
La famille était préparée à toute éventualité, mais restait emplie d’espoir à l’idée de trouver réponse à leurs questions au courant de la journée.

« Quelle que soit l’issue aujourd’hui, qu’il soit retrouvé vivant, blessé ou décédé, on a besoin de savoir. Ce serait un énorme soulagement de le retrouver aujourd’hui parce que je ne veux pas passer le restant de mes jours à surveiller les bois, en espérant le voir sortir. J’ai besoin de savoir », affirmait Véronique Mercier.

La femme a confié que l’attente et l’imagination restent leur pire ennemi, puisqu’ils doivent rester à la maison toute la journée, à attendre et à s’imaginer des scénarios qui ne reposent sur rien de concret.

« Les médicaments aident beaucoup, mais ça reste que chaque fin de journée, c’est une journée de plus où nous demeurons sans réponse. J’ai l’impression que c’est arrivé hier et non pas il y a six semaines déjà. J’ai de la difficulté à me situer dans le temps. »

Les recherches devaient se poursuivre jusqu’à la tombée de la nuit et peut-être même durant la journée dimanche.