Les députés Marc Miller et David Lametti ont annoncé des investissements pour l'aréna de Saint-Félicien et les terrains de tennis de Saint-Prime en compagnie de Dany Coudé, directeur général de Saint-Félicien, et Adrien Perron, conseiller municipal à Saint-Prime.

Caucus du PLC: un «agenda très serré»

Le caucus des députés québécois du Parti libéral du Canada a débuté de manière informelle, mercredi à Alma, mais prendra réellement son envol jeudi. Le président du caucus, Rémi Massé, parle d'un « agenda très serré ».
Impossible pour l'instant de savoir si le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, se déplacera à l'Hôtel Universel pour l'occasion. Sur le site Internet du premier ministre, une seule rencontre est prévue dans la journée et elle est en matinée, à Montréal. « Je ne sais pas si le premier ministre sera sur place, a affirmé Rémi Massé en entrevue téléphonique. Je vais voir demain (jeudi) matin, comme vous. »
Plusieurs députés sont arrivés mercredi, en après-midi ou en soirée. D'autres mettront les pieds en terre jeannoise en matinée. Mercredi, les députés avaient l'occasion d'échanger avec des citoyens s'ils le désiraient.
« Nous aurons des rencontres à huis clos une bonne partie de la journée, jeudi. En matinée, nous aurons un déjeuner-réunion avec Jean-Marc Fournier, le ministre québécois des Affaires intergouvernementales. Ensuite, nous aurons des rencontres toute la journée. C'est l'opportunité pour les 40 députés de préparer la rentrée parlementaire », souligne M. Massé, lui-même député d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia à la Chambre des Communes.
États-Unis et Europe
Il sera en outre question des négociations de l'ALÉNA, de l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne, d'infrastructures, de transports et d'enjeux régionaux. « J'ai voulu me limiter à une seule journée de caucus, mais ce sera une très très grosse journée. »
M. Massé n'a pas caché que la récente démission du député conservateur Denis Lebel n'est pas étrangère à la présence du caucus québécois au Lac-Saint-Jean. 
« On souhaite que Denis Lemieux ait un collègue de sa région au sein du Parti. Nous avons terminé troisième dans Lac-Saint-Jean à la dernière élection, mais le départ de Denis Lebel nous donne une opportunité. C'est sûr qu'on a un travail de terrain à faire. »
Déjà, le maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, et l'ancienne vice-chef du conseil de bande de Mashteuiatsh, Marjolaine Étienne, ont annoncé leur intention de briguer l'investiture libérale dans Lac-Saint-Jean.
Le Parti conservateur a quant à lui aussi convoqué ses députés au Lac-Saint-Jean pour un caucus avant le retour à la Chambre. Les conservateurs seront à Roberval les 12 et 13 septembre.
De l'aide pour 394 000 $
Le gouvernement fédéral profite de la venue des députés libéraux québécois dans la région pour faire des annonces totalisant 394 000 $.
Les députés David Lametti et Marc Miller étaient présents à Saint-Félicien, mercredi, pour annoncer notamment une aide financière de 185 000 $ pour la réfection du centre récréatif Marianne Saint-Gelais. 
Les travaux, dont le coût est évalué à 370 000 $, consistent à remplacer la toile réfléchissante au plafond ainsi que le système d'éclairage. Des gicleurs seront ajoutés et le puits à neige sera modifié. La ville de Saint-Félicien va tenter d'effectuer les travaux cet automne sans perturber les activités.
« Mon gars a joué au hockey et mes filles ont fait du patinage artistique. J'ai passé beaucoup de temps dans les arénas et je sais comment c'est important, un aréna, pour une communauté. C'est un lieu de rassemblement qui dynamise une communauté et il est important que les infrastructures soient de qualité pour que les jeunes continuent à pratiquer des sports », a déclaré le député de LaSalle-Émard-Verdun et secrétaire parlementaire du ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, David Lametti.
Par ailleurs, le député a annoncé une subvention de 41 585 $ pour l'amélioration du centre communautaire de Girardville et une aide financière de 17 438 $ pour doter les deux terrains de tennis de Saint-Prime d'un nouveau revêtement et améliorer le système d'éclairage.
Ces aides financières proviennent du Programme d'infrastructures communautaires de Canada 150 doté d'une enveloppe de 300 millions $. Plusieurs dizaines de millions ont été investis au Québec jusqu'à maintenant.
L'Auberge Éva va pouvoir accroître sa capacité d'accueil jusqu'à 106 personnes par l'ajout de chambres à son Centre vacances nature. Développement économique Canada accorde un prêt de 150 000 $ à l'entreprise pour concrétiser le projet dans le cadre du Programme de développement économique du Québec (PDEQ).
La députée néo-démocrate de Jonquière, Karine Trudel
De l'électoralisme, dénonce Karine Trudel
Des 19 subventions annoncées par Développement économique Canada (DEC) dans la circonscription de Lac-Saint-Jean depuis le 1er août, 15 concernent des ententes qui sont en vigueur depuis 2016. Cette situation est dénoncée par la députée néo-démocrate de Jonquière, Karine Trudel, qui considère que les libéraux font preuve d'opportunisme, à l'aube de l'élection partielle visant à remplacer le député conservateur démissionnaire, Denis Lebel.
Mercredi matin, deux députés libéraux ont pris part à une conférence de presse à Saint-Félicien pour annoncer une aide financière destinée à la rénovation du centre sportif. Il s'agissait de la 19e annonce en moins d'un mois concernant des infrastructures situées dans des municipalités de Lac-Saint-Jean. Qui plus est, ont relevé Karine Trudel et son équipe, certaines annonces concernent des projets qui sont concrétisés depuis plus d'un an. Dans le cas de la refonte de l'aréna de Saint-Bruno, par exemple, l'entente a été conclue le 14 novembre 2016. Les travaux sont pratiquement terminés.
« On se tient toujours au courant de ce qui se passe. Quand on s'est aperçus que, dans certains cas, les projets étaient déjà réalisés, on s'est dit qu'il fallait le dire publiquement. C'est malhonnête de faire des annonces alors que c'est un autre député qui était en place quand les ententes sont entrées en vigueur. C'est déplorable qu'à la veille d'une partielle, on tienne des conférences de presse aux frais du public », dénonce la députée de Jonquière, qui juge cette façon de faire purement électoraliste.
Parmi la liste des subventions annoncées par DEC depuis le 1er août, on retrouve notamment un montant non remboursable accordé à Sacerf des Passes inc. d'Alma. L'entente contractuelle est entrée en vigueur il y a 16 mois. Les enveloppes accordées par DEC sont compilées par trimestre dans une liste disponible pour consultation sur le site internet de l'agence fédérale, sous la rubrique Divulgation des octrois de subventions et de contributions.
Engouement soudain
Cette vague d'annonces qui déferle sur Lac-Saint-Jean survient au moment même où l'aile québécoise du Parti libéral du Canada (PLC) est réunie en caucus à Alma. Karine Trudel se questionne au sujet de « l'engouement soudain » du gouvernement en place à l'égard de la circonscription jeannoise. 
« On voit clairement leur jeu. On annonce des subventions aux gens alors que dans les faits, on sert du réchauffé à la population en lui faisant croire que c'est de l'argent neuf », enchaîne-t-elle. 
La représentante du NPD estime que cette façon de faire nuit à l'image du député et ternit son rôle.
« On comprend que c'est le parti au pouvoir qui fait les annonces. Mais ici, ce qu'on dit aux gens, c'est : "votez du bon bord et vous allez avoir de l'argent". C'est faux et ça vient diminuer l'importance du rôle du député, qui fait un travail sur le terrain et qui est la courroie de transmission entre les électeurs et le gouvernement », poursuit Karine Trudel.
La date de l'élection partielle dans Lac-Saint-Jean n'a pas encore été annoncée. Chez les libéraux, deux candidats songent à briguer l'investiture : le maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, et l'ancienne vice-chef aux affaires extérieures de la communauté de Mashteuiatsh, Marjolaine Étienne. Du côté du NPD, Gisèle Dallaire a annoncé qu'elle serait à nouveau candidate, après avoir perdu aux mains de Denis Lebel en 2015. Chez les conservateurs, Rémy Leclerc tentera de se faire élire.