La plus jeune députée de l’histoire de l’Assemblée nationale, Catherine Fournier, a entamé une tournée de conférences à la suite de la publication de son livre Milléniaux, ayons l’audace d’agir.

Catherine Fournier inspire

En raison de leur poids démographique qui va en s’accroissant et des défis auxquels ils seront confrontés pour leur avenir, les milléniaux ont intérêt à s’investir et à s’engager dans tous les centres décisionnels.

Ce message est porté par la benjamine de l’Assemblée nationale, Catherine Fournier, députée péquiste de Marie-Victorin, qui a entrepris mercredi une tournée dans la région afin de rencontrer les cégépiens à la suite de la parution l’automne dernier de son livre Milléniaux, ayons l’audace d’agir.

La plus jeune députée de l’histoire de l’Assemblée nationale a débuté sa tournée au Collège d’Alma avant de se rendre au Cégep de Jonquière, où étaient présents dans la même classe le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, et le plus jeune conseiller municipal au Québec, l’Almatois Olivier Larouche.

Dans son exposé d’environ une heure, Mme Fournier, détentrice d’un baccalauréat en sciences économiques et politiques, a plaidé l’importance pour les jeunes de s’impliquer dans l’action sociale, auprès des mouvements communautaires, environnementaux, partis politiques, syndicaux et autres, avec pour objectif d’influencer les centres de décisions.

Racontant sa propre implication en politique, la députée de 26 ans a dressé un portrait de l’Assemblée nationale en mentionnant qu’on y compte seulement deux députés de moins de 30 ans et moins d’une dizaine de moins de 40 ans. « Lorsque j’ai commencé à m’impliquer en politique active, j’étais craintive au départ, mais j’ai réalisé que la population semble apprécier que c’est une bonne chose d’accueillir les jeunes. »

Mme Fournier a expliqué à son jeune auditoire qu’il faut lutter contre les préjugés voulant que les jeunes lisent peu les journaux, aient peu d’intérêt pour la politique, ne s’informent pas, soient paresseux, égocentriques et axés sur leur téléphone. Selon elle, les milléniaux font les choses différemment en s’intéressant à la politique à travers de nouvelles technologies tout en ayant adopté de nouvelles pratiques au travail.

Au-delà des préjugés, Mme Fournier fait le constat que les jeunes de 18 à 24 ans votent moins aux élections (58 %) que la population en général, ce qui risque de créer un déficit d’influence au plan politique. « Aux Pays-Bas, des partis politiques se concentrent sur des programmes politiques axés sur la clientèle de personnes âgées en sachant que les jeunes ne votent pas. Cette situation enlève une diversité d’opinions dans la société », déclare-t-elle.

Au moment où certains gouvernements remettent en question les modèles québécois axés sur l’égalité des chances dans les systèmes de santé et d’éducation, les coupes dans le filet social, Mme Fournier croit que les milléniaux doivent s’impliquer sur tous les plans. La tournée de la députée Mme Fournier se poursuit jeudi au Cégep de Chicoutimi de 12 h 30 à 13 h 30, ainsi qu’à la Voie Maltée, dans le cadre d’un 5 à 7.