La culture de l’orge est bien présente en région. La rareté des précipitations cet été est cependant en voie de ruiner la saison des producteurs de grains du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Catastrophe en vue pour les producteurs de grains

En raison des faibles précipitations enregistrées depuis le début de l’été, une véritable catastrophe guette les producteurs de grains du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le président régional du syndicat regroupé sous l’égide de l’UPA, Pierre Murray, prévoit que la présente saison sera médiocre.

En entrevue téléphonique, Pierre Murray n’a pu cacher son découragement. Selon lui, les 381 producteurs régionaux, qui commercialisent annuellement 95 000 tonnes de céréales et qui génèrent un chiffre d’affaires de 25 millions $, ont le moral à plat et vivent des moments de grande incertitude.

«Le malheur des uns fait le bonheur des autres. C’est certain que pour tous les gens qui tombent en vacances aujourd’hui (vendredi), la température est idéale. Mais pour les producteurs, c’est une catastrophe. En 29 ans, c’est la première fois qu’on a aussi peu d’eau. Depuis le 1er mai, on a eu 85 millimètres en moins que la normale des 30 dernières années. Les céréales sont en train de se former. L’épiaison arrive plus vite que d’habitude et ce sera très court. Il y aura moins de grains et moins de paille», a-t-il signifié, abattu.

Pierre Murray indique que les producteurs espéraient de la pluie cette semaine. Leur souhait n’a pas été exaucé puisque les quelques averses localisées n’ont pas été suffisantes.

Le président régional des producteurs de grains, Pierre Murray, croit que la présente saison sera catastrophique en raison des faibles précipitations.

Financière agricole
Le syndicat a sollicité la Financière agricole, l’assureur des producteurs, pour discuter de mesures de dédommagement. Une rencontre aura lieu en août. D’ici là, la situation demeure critique pour les propriétaires de champs, qui doivent composer avec les aléas de la météo et faire une croix sur leur marge de profit.

«Si j’avais des animaux, je pense que je serais en dépression en ce moment. Il n’y a pas de foin nulle part. Je parlais avec l’agronome de la Coop ce matin et elle me disait que les gens de foin sont dans la deuxième coupe et qu’ils sont très déçus du rendement. C’est une mauvaise année pour la région. Ailleurs au Québec, c’est variable, mais il y a d’autres endroits où c’est une catastrophe comme chez nous», note Pierre Murray, qui précise que même s’il pleuvait abondamment au cours des prochains jours, le mal est fait.

«Il y a des champs d’avoine qui sont complètement détruits dans le bio», a-t-il fait valoir. Les principales cultures céréalières en région sont l’orge, l’avoine, le blé et le canola.