Mario Gagnon, au centre, est entouré d’une équipe de bénévoles qui portent la cause de la Caserne de jouets de Saguenay sur leurs épaules, dont Gina Gagnon, Robert Dufour, Martine Aubé, Jean-François Trottier, Sabrina Bouchard, Chantal Poitras, Paul Beaulieu et André Lapointe. Absents sur la photo : Denis Tremblay, Vanessa Gagnon, Joanie Gagnon et Michel St-Hilaire.

Caserne de jouets: la population invitée à faire preuve de générosité

L’année 2017 marque les 30 ans de la Caserne de jouets de Saguenay. Son fondateur, Mario Gagnon, s’est entouré d’une solide équipe au fil des ans pour mener à bien la mission de l’organisme : aider les familles dans le besoin et rendre les enfants heureux.

Si l’oeuvre de Mario Gagnon se perpétue tout au long de l’année, c’est en novembre qu’a lieu la grande collecte à laquelle la population est invitée à participer. Le 18 novembre, l’ancienne caserne de la rue Roussel, à Chicoutimi-Nord, ouvrira grandes ses portes pour accueillir toutes ces familles venues faire don de leurs joujoux pour une bonne cause. Comme à l’habitude, le père Noël sera sur place et il y aura de l’animation. Un gâteau d’anniversaire visant à marquer les 30 ans de l’organisme sans but lucratif (OSBL) sera offert aux visiteurs.

« À l’époque, les fondateurs étaient loin de se douter que leur organisme allait prendre tant d’expansion. Depuis 1988, plus de 95 000 enfants ont reçu un des 360 000 jouets recueillis lors des collectes annuelles. C’est signe que la pauvreté est bien présente, même dans une région comme la nôtre. Cependant, la générosité des gens de Saguenay est sans limites. Notre organisme reçoit, en moyenne, pas moins de 20 000 jouets par an, ce qui nous permet de répondre aux besoins de la population », explique le pompier Mario Gagnon.

Le fondateur de l’organisme charitable a reçu, en 2009, la médaille de l’Assemblée nationale pour son implication dans la communauté. Il a aussi reçu le prix de bénévole de l’année. Mario Gagnon assure qu’il n’a jamais eu envie de lancer la serviette, lui qui est à même de constater de visu, tout au long de l’année, le bien qu’il procure aux enfants de sa région. 

La petite Marie-Lou

En trois décennies, Mario Gagnon a créé des liens avec des enfants qu’il a côtoyés ou aidés. Il se souvient particulièrement de la petite Marie-Lou Gignac, morte en 1999 des suites d’un cancer. Avant son décès, elle et ses parents avaient pris la plume à l’endroit du fondateur de la collecte de caserne de jouets de Chicoutimi-Nord pour le remercier de sa générosité. Quand la fillette s’est éteinte, le pompier confie avoir eu beaucoup de peine. Des enfants comme ça, il y en a eu plusieurs et chaque fois que Mario Gagnon sent que son oeuvre contribue à faire la différence dans la vie de ces jeunes démunis ou aux prises avec des difficultés, il devient encore plus convaincu de la pertinence de son implication.

« Pour moi, le besoin d’aider les gens remonte à très loin. J’ai été adopté. Je sais ce que c’est d’avoir besoin d’aide quand tu es très jeune. J’ai toujours voulu aider les autres. J’ai ça en moi et j’ai transmis ces valeurs de partage à mes filles Vanessa et Joanie », raconte Mario Gagnon, qui a bien l’intention de faire de la journée du 18 novembre une grande fête familiale.