Carrefour Racine: projet inacceptable

Le divorce entre la nouvelle administration municipale et le promoteur immobilier Paul Boivin pour la réfection des étages supérieurs du Carrefour Racine est consommé puisque le montage financier déposé à la Ville est tout simplement illégal.

La mairesse Josée Néron a confirmé la nouvelle devant le Cercle de presse du Saguenay alors qu’elle était interrogée sur l’état d’avancement du projet de regroupement des organismes culturels. La firme Cain Lamarre a été mandatée pour faire le suivi dans cette affaire puisqu’il y a des possibilités que le groupe Boivin s’adresse aux tribunaux pour obliger la Ville à accepter son projet.

«Le mandat a été accordé lors de la dernière séance du comité exécutif. À titre d’exemple, il y a une disposition du montage financier qui rend la Ville responsable auprès du prêteur si jamais il y a un défaut de paiement par le promoteur. La Ville n’a tout simplement pas le droit de prendre un engagement de cette nature», insiste Josée Néron.

Le conseil municipal dirigé par Jean Tremblay avait décidé d’appliquer la clause du contrat le liant à l’homme d’affaires et de redevenir propriétaire de la partie du Carrefour Racine qui abrite le CLSC, ainsi que le stationnement, puisque le promoteur n’avait pas présenté de projet de réfection dans les délais prévus au contrat. Paul Boivin et son fils ont tenté de renverser cette décision en déposant au nouveau conseil municipal un projet de financement que la mairesse a surtout évité de commenter, si ce n’est que pour parler de l’aspect illégal d’une toute petite clause qui représentait un risque majeur pour les contribuables.

Dans un communiqué émis il y a une dizaine de jours, le promoteur avait annoncé un projet de l’ordre de plus ou moins 12M$. Il faut comprendre, selon les explications de la mairesse, que la Ville aurait d’une certaine façon cautionné le financement du projet tout en défrayant des coûts de loyers pour des organismes ainsi que les cases de stationnement.