Caroline Gaudreault occupait déjà ces fonctions par intérim depuis six mois.

Caroline Gaudreault reste directrice à la DPJ

Sans grande surprise, la présidente-directrice générale du Centre intégré universitaire de la santé et services sociaux (CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean), Martine Couture, a procédé à la nomination de Caroline Gaudreault au poste de directrice de la protection de la jeunesse (DPJ) à la suite du départ de l’ex-directrice Sonia Boivin.

Depuis six mois, Mme Gaudreault, une femme de terrain qui a débuté au Centre jeunesse en 1993 comme agente de relations humaines en évaluation-orientation, avant de devenir chef de service en application des programmes de 2004 à 2015, assumait déjà le poste de directrice par intérim au moment où l’accablant rapport d’enquête déposé par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) identifiait d’importantes lacunes dans l’application des pratiques au sein de la DPJ. 

Cette enquête dirigée par Camil Picard, président par intérim de la Commission, avait été demandée par la ministre déléguée à la famille Lucie Charlebois à la suite du décès d’un jeune enfant ayant fait l’objet d’un signalement depuis sa naissance. Un total de 23 recommandations ont été déposées afin de redresser les graves lacunes dans le processus d’analyse du signalement des enfants.

Changements appliqués

En conférence de presse, Mme Couture a fait part de certains changements au sein de la DPJ avec la constitution d’un comité de vigie dont la tâche est de surveiller la mise en application des recommandations du rapport. Ce travail est déjà amorcé depuis l’été dernier avec la mise en application de trois des 23 recommandations, a mentionné Mme Gaudreault puisque de la formation a été dispensée ou est en voie de l’être au sein des professionnels et spécialistes concernant l’obligation de signalement, les codes de priorisation des signalements, les vérifications terrain, le tout avec la participation d’Alain St-Pierre, un expert externe mandaté pour effectuer une revue des processus et un diagnostic organisationnel. 

« Les recommandations du rapport (d’enquête de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse) sont toutes mises en place. On est à cheval là-dessus. On a vécu des choses qu’on ne veut plus revoir », a déclaré Mme Gaudreault.

Ajout de personnel

L’ajout d’une dizaine de personnes en surcroît au sein de la DPJ pour faire l’examen sur le terrain de la situation des jeunes, l’interrogation de personnes du milieu familial ou celles ayant effectué un signalement est en application. M. Gaudreault a mentionné que ces changements ont fait en sorte qu’aujourd’hui, chez les enfants 0-5 ans, aucun délai d’attente ne s’applique, qualifiant la situation d’avancée par rapport à l’an dernier. Pour l’exercice 2015-2016, le rapport Picard constatait que le délai moyen de traitement des signalements était de 8,7 jours, dépassant la norme de trois jours.

Mme Couture a mentionné que la reconfiguration du réseau des services jeunesse de poursuit, entre autres pour améliorer la coordination et la redéfinition des rôles de chacun. L’objectif est de retrouver l’équilibre et de s’assurer de la stabilité des équipes de la DPJ.

De son côté, Mme Gauderault a tenu à réitérer sa confiance envers les équipes qu’elle dirige, affirmant croire en leur travail et compétence. 

La DPJ régionale compte actuellement neuf personnes œuvrant à la réception-traitement des signalements ainsi que 29 autres intervenants en évaluation.