Carl Dufour a confiance que la corporation arvidienne maintiendra son enveloppe annuelle et pourra poursuivre sa mission.

Carl Dufour veut des solutions

La révision du mode de financement des corporations de développement des centres-villes de Saguenay, jugée illégale, doit faire l’objet d’analyses rapidement, estime le conseiller municipal Carl Dufour, qui croit que ces organismes ont un rôle crucial à jouer.

Invité à réagir au fait que Saguenay songe à retirer son enveloppe annuelle de 750 000 $, répartie entre cinq corporations, l’élu d’Arvida n’a pas caché sa surprise et son inquiétude. La corporation de développement économique et culturel d’Arvida reçoit environ 70 000 $ annuellement, ce qui lui permet de payer le salaire de la directrice et de bénéficier de soutien administratif. Selon Carl Dufour, il serait difficile d’en demander davantage aux commerçants, qui s’impliquent déjà beaucoup dans le développement et la promotion du centre-ville.

« C’est surprenant d’apprendre tout d’un coup que c’est illégal. Ça fait une dizaine d’années qu’on fonctionne comme ça. Ça a soulevé une certaine inquiétude au niveau de notre corporation économique ici à Arvida. C’est un peu inquiétant. Pour notre centre-ville, la corporation sert de poumon. C’est elle qui organise les événements majeurs, mais c’est bien plus que ça. Elle rassemble des gens pour faire du bénévolat, pour organiser des corvées printanières », résume-t-il.

L’illégalité, selon ce qu’ont expliqué aux élus la mairesse, Josée Néron, et la greffière, Caroline Dion, relève du fait que les montants sont versés par Promotion Saguenay, une société financée par la Ville. Légalement, les villes ne doivent pas subventionner le secteur privé. Carl Dufour aurait aimé qu’on lui présente des solutions au lieu de simplement convoquer tout le monde à la onzième heure pour annoncer que l’actuel mode de financement ne tient pas la route, du point de vue du ministère des Affaires municipales et de l’Organisation du territoire (MAMOT).

« On parle d’illégalité. On va vérifier encore. Ce qui est décevant, c’est qu’on arrive avec une réunion d’urgence pour nous informer que c’est illégal, sans nous présenter d’autres avenues. J’aurais aimé ça qu’on ait au moins des solutions à nous présenter. À partir de là, on aurait pu bâtir. Mais présentement, c’est comme un peu la panique et c’est dommage. Tout est dans la façon de véhiculer le message », estime Carl Dufour.

L’élu a toutefois confiance que la corporation arvidienne maintiendra son enveloppe et pourra poursuivre sa mission.

« C’est sûr que pour l’instant, ça ne fait pas mon affaire. Je vais vérifier avec les commerçants et la corporation. J’espère qu’on va arriver avec quelque chose. J’ai confiance qu’on va trouver une façon de les rendre (les corporations) légales », termine-t-il.