Carl Dufour indigné

Les membres de la direction de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) ne toléreront aucun écart de conduite ou acte criminel chez un de leurs membres.
La direction du corps policier a confirmé l'information publiée dans Le Quotidien de mardi matin à l'effet que des stupéfiants avaient été trouvés dans la boîte à lunch d'un policier temporaire. Mais les responsables n'ont pas voulu en dire plus sur les circonstances entourant cet événement.
Cette situation embarrassante pour la SPS, une huitième au cours des derniers mois, a amené le nouveau président de la commission de la Sécurité publique de Saguenay, Carl Dufour, et le porte-parole de la police, Bruno Cormier, à affirmer que chaque allégation d'un écart de conduite ou de la commission d'un acte criminel est soumise aux membres de l'état-major et fait l'objet d'une enquête sérieuse.
Il faut se souvenir que depuis la fin du mois d'octobre, il a été question de plaintes pour harcèlement psychologique, de suspension avec et sans solde de policiers, de fabrication de faux document de la part d'une policière et même d'un agent qui fait face à un procès pour des agressions sexuelles et du trafic de stupéfiants effectués en dehors de ses heures de travail.
« Dans un premier temps, il faut bien comprendre que, peu importe le policier, peu importe son identité, personne n'est au-dessus des lois et des règlements. Ni le service de police ni la ville n'accepteront les écarts de conduite », lance Carl Dufour.
Que se passe-t-il?
« Ensuite, j'ai bien pris connaissance des dernières affaires touchant le service de police de Saguenay. Je vais avoir une réunion avec les dirigeants d'ici la fin du mois de janvier et j'ai l'intention de poser des questions afin de tenter de comprendre ce qui se passe », ajoute le conseiller municipal.
Au quartier général de la SPS, Bruno Cormier confirme qu'il n'y a aucune tolérance en rapport avec des écarts de conduite.
« Dès qu'il y a une allégation ou une observation d'ordre criminel, nous avisons immédiatement le ministère de la Sécurité publique du Québec afin de connaître la marche à suivre, à savoir si l'enquête sera faite par notre service ou sera confiée à un autre bureau d'enquête », indique Bruno Cormier.
« Et peu importe ceux qui feront l'enquête, elle sera faite de façon très rigoureuse », ajoute-t-il.
Dans le cas du policier surpris avec des stupéfiants, l'enquête est terminée. Le dossier a été transféré au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales de Québec et c'est un procureur qui verra à intenter ou non des poursuites.
Selon une source, il semble qu'aucune accusation criminelle ne sera déposée contre l'agent. En revanche, rien n'indique qu'il ne s'exposera pas à une mesure disciplinaire. Il aurait été suspendu au moment de la découverte des stupéfiants.
« Si des accusations criminelles sont déposées, la population en sera informée, car cela deviendra public. De plus, des sanctions pourraient être prises en vertu du code de discipline », conclut Bruno Cormier.