La communauté Saint-Nazaire déplore la manière dont le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs a autorisé des coupes forestière sur le territoire de la région.

Caribou: Tchitogama dénonce l’abolition de mesures sans consultation

Le président de la communauté Saint-Nazaire (Tchitogama), Richard Harvey, déplore que le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFPQ) ait aboli certaines mesures de protection du caribou forestier dans trois secteurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean sans consulter les membres des Premières Nations.

« Nous sommes d’autant plus consternés de constater que les aspects économiques et les intérêts de puissants lobbys multinationaux aient préséance en ce pays sur la volonté des ayants droit naturels des territoires, donc de ceux qui les habitent, y compris le caribou », a écrit M. Harvey, dans une missive envoyée à différents ministères québécois.

Celui qui parle au nom de 550 Métis et Autochtones vivant hors réserves est particulièrement préoccupé par le sort du bloc de la rivière Péribonka, qui détient un statut de Forêt à haute valeur de conservation.

« Nous condamnons ce geste pour le moins inapproprié [...]. Le caribou forestier et montagnard, comme plusieurs autres espèces animales réparties sur l’ensemble des territoires du Québec, est mis en péril de façon inconsidérée par les activités des industriels miniers et forestiers », a indiqué l’organisme.

Le Devoir révélait en décembre que le MFFPQ avait rendu disponible à la coupe 46 000 hectares de forêt, ce qui représente environ 460 kilomètres carrés. Le ministère affirmait alors que rien n’indiquait que le caribou forestier était présent dans ces secteurs, ce que réfutaient certains experts de l’espèce.