Une vingtaine d’étudiants ont planté une cinquantaine d’arbres à l’arrière du Séminaire Marie-Reine-du-Clergé.

Carbone boréal s’intéresse à l’agriculture

L’infrastructure de recherche Carbone boréal étend son expertise à un autre domaine, l’agriculture.

L’annonce a été faite, mercredi matin, au Séminaire Marie-Reine-du-Clergé, en compagnie d’étudiants et de l’un des partenaires compensateurs, Nutrinor.

Le directeur général du SMRC, Patrick Desmeules, Marilyn Côté, agricultrice et membre du conseil d’administration de Nutrinor, et le titulaire de l’infrastructure de recherche, Claude Villeneuve, ont participé à l’annonce du nouveau volet agriculture de Carbone boréal.

Des plantations tests réalisées sur des portions de terre non exploitées en 2013 et en 2016 ont confirmé la faisabilité du projet novateur. Depuis, 150 000 arbres ont été plantés sur 70 hectares appartenant à une dizaine d’agriculteurs de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Les bienfaits du volet agricole du programme Carbone boréal dépassent largement les limites de cette industrie. « L’afforestation permet de capter du CO2 afin de lutter contre les changements climatiques. C’est aussi une possibilité de tester l’adaptation aux changements climatiques en plantant des espèces qui proviennent de climats plus au Sud. Cela permettra de développer de nouvelles productions agricoles afin d’offrir de nouveaux revenus aux producteurs agricoles dans plusieurs années », explique Claude Villeneuve, professeur titulaire de la Chaire en écoconseil de l’UQAC.

Nutrinor s’engage à rendre un de ses camions carboneutre. Sur la photo: Marilyn Côté, agricultrice et membre du conseil d’administration de Nutrinor et le titulaire de l’infrastructure de recherche, Claude Villeneuve.

Camion carboneutre
Nutrinor, qui est partenaire compensateur dans ce nouveau projet, prend le pari de rendre l’un de ses camions carboneutres. Lors de la prochaine année, le carburant consommé sera évalué. Au final, un nombre d’arbres sera attribué à Nutrinor en échange d’un montant dédié à la recherche. La coopérative compense déjà ses gaz à effet de serre (GES) depuis 2012 en plus d’accueillir des plantations tests de Carbone boréal chez six de ses fermes membres.

Mercredi, une vingtaine d’étudiants se sont affairés à planter une cinquantaine d’arbres à l’arrière de leur établissement scolaire. Pour Claude Villeneuve, cette rencontre avec les jeunes est une belle occasion de partage. « L’importance de l’éducation est extrêmement grande. J’ai eu le plaisir de faire une conférence avec les jeunes. Je leur ai dit à quel point nous avons besoin d’eux pour lutter contre les changements climatiques. Ils devront s’adapter dans les années à venir », conclut le titulaire de l’infrastructure de recherche.