Carbone boréal devient une infrastructure officielle de recherche de l’UQAC

Le programme de recherche Carbone boréal qui célèbre son 10e anniversaire est devenu une infrastructure officielle de recherche de l’UQAC. Le tout a été officialisé le 27 mars dernier, en vertu de la Politique d’organisation et de financement de la recherche de l’université.

Dix ans après sa création, Carbone boréal peut dresser tout un bilan. Plus d’un millier de donateurs ont compensé des émissions de GES et plus d’un million d’arbres ont été plantés par l’entremise du programme. Les plantations permettront de retirer de l’atmosphère l’équivalent des émissions annuelles de près de 30 000 autos au cours des prochaines décennies.

Carbone boréal se concentre sur la recherche sur la contribution de la forêt boréale à la lutte aux changements climatiques. Il est né de l’idée d’utiliser le sociofinancement pour lutter contre les changements climatiques et pour faire de la recherche en reboisant des aires de la forêt boréale incapable de se régénérer naturellement. Il permet aux individus comme aux organisations de compenser leurs émissions de gaz à effet de serre.

Un calculateur permet d’abord d’estimer les émissions de GES. Un don au fonds de développement de l’UQAC permet ensuite de protéger les arbres requis pour compenser les émissions. 

L’argent reçu sert notamment à l’octroi de bourses de maîtrise, au soutien des travaux de recherche, au suivi des plantations et la vérification des compensations.

Carbone boréal est né grâce à la Chaire en éco-conseil, au Consortium de recherche sur la forêt boréale (devenu le Centre de recherche sur la Boréalie (CREB)) et au Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec. Les Cowboys Fringants, le Grand défi Pierre Lavoie et Frédéric Back ont initié le financement.

« Carbone boréal est une idée originale pour faire avancer la recherche qui est ainsi devenue, grâce à la collaboration de plusieurs, un programme de compensation rigoureux et vérifié. Ainsi, l’UQAC, tout en poursuivant sa mission d’excellence dans l’avancement des connaissances, s’assure d’une présence pour les décennies à venir dans un créneau original de la lutte aux changements climatiques», affirme le professeur Claude Villeneuve, premier titulaire de la nouvelle infrastructure.

Le 86e congrès de l’ACFAS qui se tient actuellement à l’UQAC est d’ailleurs carboneutre grâce à une contribution de 15 000 $ de l’établissement. Cela équivaut à 3 750 arbres qui absorberont les 536 tonnes de CO2 émises par le transport des participants. 

Il est possible de connaître les groupes et entreprises qui compensent leurs émissions en consultant le registre public et vérifié au carboneboreal.uqac.ca.