Le Co2 servira à alimenter les Serres Toundra

Capture de Co2 chez Résolu: une usine sera construite

Le projet de recherche effectué par CO2 Solutions pour mettre en place une unité de capture de carbone à l'usine de pâte de Saint-Félicien de Produits forestiers Résolu pour alimenter les Serres Toundra est concluant. L'entreprise annonce son intention de construire une usine de 8,4 M$.
« CO2 Solutions et BBA, le partenaire en ingénierie pour le projet, ont terminé la phase d'ingénierie préliminaire. Par conséquent, la société confirme que l'unité de capture du CO2 sera conçue pour produire 30 tonnes par jour (tpj) de CO2. Comme les projections financières originales du projet étaient prudentes, elles avaient été fondées sur les revenus générés par une unité plus petite de 15 tpj. La Société prévoit maintenant des revenus annuels du projet d'environ 750 000 $ une fois la production débutée », mentionne-t-on dans un communiqué.
Avec cette première phase du projet achevée avec succès, l'entreprise a dévoilé la suite des choses. L'ingénierie détaillée de l'usine de capture et de réutilisation du CO2 va s'amorcer et devrait être terminée en octobre 2017. 
Le travail initial d'intégration mécanique avec l'usine de pâte sera effectué au cours de l'automne 2017. 
La construction des composantes de l'usine aura lieu au cours de l'hiver. Les travaux de fondation et de structure devraient commencer en avril 2018. La mise en service et le démarrage de l'usine de capture sont prévus à la fin de 2018.
« Nous sommes très heureux des progrès du projet à ce jour et de la coopération entre les partenaires, a déclaré Richard Surprenant, chef des technologies de CO2 Solutions. Le coût du projet est en accord avec nos modèles internes, ajustés pour tenir compte des fluctuations du taux de change et de l'inflation. Ceci confirme les faibles dépenses en capital pour les unités de plus grande échelle, qui font de nous un leader dans l'industrie. »
Deux pierres d'un coup
« La beauté de la technologie de CO2 Solutions est qu'elle ne permet pas seulement de réduire les émissions de carbone, et ainsi de réduire l'augmentation de la responsabilité associée à l'émission de carbone, mais elle permet aussi la réutilisation économiquement viable du CO2. Nous croyons que c'est une proposition qui suscitera l'intérêt de nos partenaires industriels et nous nous réjouissons de la visibilité accrue de cette technologie à travers diverses industries », a déclaré Lyne Ricard, directrice exécutive, pratique de gestion de projet, chez BBA.
Serres Toundra: Sobeys satisfait
Sobeys est toujours satisfait du partenariat avec les Serres Toundra même si l'entreprise a suspendu sa production de concombre libanais.
« C'est certain que nous étions déçus, mais on comprend les difficultés qu'ils ont rencontrées du point de vue de la main d'oeuvre principalement pour cueillir les concombres libanais qui poussent très vite. C'est une entreprise en démarrage, c'est normal qu'ils aient des difficultés », mentionne le vice-président de la mise en marché des produits périssables chez Sobeys, Yvan Ouellet.
Serres Toundra continue de respecter ses engagements et de fournir l'ensemble des IGA du Québec en concombres anglais. « Nous avons eu des rencontres et discussions avec eux dernièrement pour les accompagner dans les difficultés qu'ils rencontrent. Nous sommes très satisfaits de notre partenariat. Ils ont un excellent produit qui fonctionne très bien dans les épiceries. Les ventes atteignent nos objectifs », souligne-t-il.
Preuve que Sobeys croit dans les concombres de l'entreprise félicinoise, une campagne publicitaire télévisuelle a été orchestrée pour mieux les faire connaître.
Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, a lui aussi une très grande confiance envers les promoteurs. « Ils sont en démarrage. C'est normal qu'ils rencontrent des difficultés. Le principal problème est au niveau de la main d'oeuvre. Avec l'arrivée d'Unifor dans l'organisation et la mise en place d'une stratégie avec le CLD et Portes ouvertes sur le Lac, je pense que le problème de main d'oeuvre va se résorber. Il reste maintenant à la population d'être positive et de souhaiter que cette entreprise qui deviendra un fleuron réussisse », a-t-il commenté.