Manon Girard représentera Québec Solidaire lors de la prochaine élection provinciale.

Candidate pour Québec Solidaire: Manon Girard convaincue

Un nouveau choix s’offre aux électeurs de la circonscription de Lac-Saint-Jean qui seront appelés à se rendre aux urnes le 1er octobre prochain. La soirée d’investiture de la candidate de Québec Solidaire, Manon Girard, se tenait, lundi soir, au Bistrot Micro du Lac.

Pour l’occasion, une centaine de personnes se sont déplacées pour appuyer la militante bien connue du milieu almatois qui fait le saut en politique provinciale.

La candidate a envie « de donner aux gens l’espoir d’un monde meilleur, d’un monde où le bonheur pour tous et toutes existe. Cela passe par l’indépendance, le revenu social minimum garanti et les programmes de QS. Je milite déjà pour ça. Je fais déjà des manifestations pour ça. Je veux ramener l’humain au cœur de nos préoccupations », explique celle qui veut changer les choses en y participant de l’intérieur.

Celle qui se définit comme une fille du Lac assez chauvine compte bien mettre le développement durable et l’économie locale à l’avant-plan. L’indépendance fait également partie de ses intentions.

« On a quelque chose à reconstruire et cela ne se fera pas seul. On le fera ensemble », a-t-elle expliqué lors d’un entretien avec Le Quotidien.

Questionnée quant à l’idée de se lancer sous la bannière de Québec Solidaire plutôt que celle du Parti québécois, Manon Girard affirme ne plus croire en ce parti. « Ils m’ont perdue en cours de route et ils ne m’ont jamais récupérée. Ils ont été 18 mois au pouvoir durant les 15 dernières années et ils ont fait très mal à la société québécoise, entre autres, aux plus démunis », explique celle qui a, par le passé, milité pour le Oui.

La femme d’actions qui est à l’origine du Café Communautaire l’Accès d’Alma est d’avis que la province est mal en point. « C’est le temps de dire, c’est assez ! On a détruit le Québec. Les dernières années ont fait mal. On a l’impression qu’à peu près tout le monde est mal », dit-elle.

Pour celle qui célébrait son anniversaire le jour de l’investiture, la solution est simple. « Aujourd’hui, tout mène à l’argent. On ira chercher l’argent où il est et on le partagera. On dira aux hauts dirigeants : si tu veux l’argent de l’État, tu ne peux gagner 30 fois plus que le plus bas salarié. Tu veux l’argent de l’État, augmente le salaire de l’employé », donne-t-elle en exemple.

Approchée par un autre parti politique dans le passé, Manon Girard se lance dans l’aventure en ayant conscience des moyens limités. « Les autres candidats ont de grosses machines. Toutefois, ils n’ont pas plus de cœur que moi », ajoute-t-elle.

Manon Girard, qui œuvre dans le domaine communautaire depuis 30 ans, fait la promesse d’être près des électeurs et de rester connectée à leur réalité. Habituée de trimer dur dans le milieu communautaire, elle est lucide quant à ce qui l’attend advenant une victoire. « Être politicien, ça s’apprend. C’est un métier qui est noble. J’irai chercher les réponses », conclut-elle avec courage et audace, deux qualités qu’elle associe au parti qu’elle représente.