Isabelle Racicot, porte-parole de la Course à la vie CIBC, invite la population à marcher ou à courir pour soutenir la recherche sur le cancer du sein, le 6 octobre.

Cancer du sein: Isabelle Racicot s'implique pour un taux de survie de 100%

Isabelle Racicot a perdu sa mère du cancer du sein lorsqu’elle avait 12 ans. Aujourd’hui, elle est à même de constater l’avancée dans les traitements. La Société canadienne du cancer n’aurait pu trouver meilleure porte-parole pour sa Course à la vie CIBC, qui se tiendra pour une première fois à Saguenay, le 6 octobre. L’animatrice vise un objectif : réunir le plus de gens possible pour qu’un jour, le taux de survie au cancer du sein soit de 100 %.

La Course à la vie CIBC existe depuis longtemps au Canada et ailleurs au Québec. Cette année, Saguenay se joint aux villes de Montréal, Québec, Sherbrooke et Val-d’Or en permettant à la population de marcher ou courir pour faire une différence.

Le 6 octobre, les participants sont attendus sur la Zone portuaire de Chicoutimi, où le départ sera donné à 9 h. Ils pourront alors marcher ou courir sur une distance d’un ou cinq kilomètres dans le but d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer du sein.

Isabelle Racicot a fait le trajet jusqu’à Saguenay, mercredi, afin d’inviter la population à prendre part à l’activité de financement.

« C’est une source de revenus importante pour la recherche et le soutien au cancer du sein. J’ai fait la marche à plusieurs reprises avant d’être porte-parole. Quand on m’a approché, j’ai tout de suite accepté. Ma mère est morte du cancer du sein en 1985. Elle avait 37 ans. J’avais 12 ans et mes frères 10 et 5 ans. Je sais ce que ça représente dans une famille. Je suis convaincue que si ma mère avait reçu ce diagnostic aujourd’hui, grâce à la recherche, elle serait une survivante », explique-t-elle.

Au cours des dernières années, l’animatrice a pu découvrir à quel point la recherche a permis d’améliorer le sort des personnes atteintes. « Une imprimante 3D a été conçue pour reproduire les cellules, ce qui permet de faire des tests au lieu de les faire sur les malades. Ça se fait chez nous, au Québec, grâce aux dons. C’est tellement concret pour moi. »

Depuis le milieu des années 1980, le taux de mortalité par cancer du sein a diminué de 44 %. Actuellement, près de 87 % des femmes ayant reçu le diagnostic sont en vie cinq ans plus tard.

« Aujourd’hui, on est capables d’attraper le cancer plus tôt et les traitements sont beaucoup moins invasifs. L’image que j’ai de ma mère extrêmement souffrante va toujours me hanter. Mais aujourd’hui, quand je vois des amies qui ont malheureusement reçu le même diagnostic, je vois que les traitements sont moins invasifs. Je me réjouis de voir que tout un travail a été fait. »

Les données de la Société canadienne du cancer soulignent qu’une femme sur huit recevra un diagnostic de cancer du sein au cours de sa vie. Chaque année, au Québec, 6500 femmes reçoivent un diagnostic et 1300 en meurent.

« Pour mes frères et moi, la maladie de notre mère a été le moment le plus marquant de nos vies. À l’époque, je disais que je ne souhaitais pas que ça arrive à mon pire ennemi. Si on pouvait empêcher que nos enfants vivent ça, j’en serais très heureuse. »

Tous les dons recueillis dans le cadre de l’événement seront investis dans la recherche et le soutien au Québec. L’an dernier, 5000 Québécois ont pris part à la Course pour la vie CIBC. Ainsi, 1,1 M $ en dons ont pu être investis en recherche au Québec.

Les personnes intéressées à prendre part à l’activité à Saguenay peuvent s’inscrire via le lacoursealaviecibc.com.

« On dit que les gens du Saguenay–Lac-Saint-Jean sont extraordinairement en forme. Il n’y a aucune raison qu’ils ne participent pas, d’autant plus que c’est un événement très festif, très familial. Il y aura de l’animation, des jeux gonflables, de la musique. On célèbre la vie. Des survivantes inspirantes seront là. Il y a quelque chose de très rassembleur dans cet événement, de très festif. Tout ça, pour moi, représente des caractéristiques des gens d’ici, affirme celle qui prendra part à la course à Montréal en compagnie de ses enfants. Si beaucoup de gens participent à Saguenay cette année, je pourrais venir marcher ici pour la prochaine édition. »