La mairesse Josée Néron estime que l'infrastructure municipale se doit d’avoir une gestion sérieuse et respectueuse des lois.

Camping Jonquière: Josée Néron ne pouvait plus tolérer le laxisme

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, estime que le Camping Jonquière doit respecter les lois et les termes du protocole d’entente conclu avec la Ville. Le directeur général Richard Brabant ne l’a pas fait et doit donc partir, sans quoi l’OSBL ne recevra plus un sou en provenance des coffres municipaux.

Questionnée à ce sujet en marge d’une conférence de presse tenue jeudi, à Arvida, la mairesse a fait savoir qu’elle ne pouvait plus tolérer un tel laxisme de la part du camping, qui reçoit une subvention annuelle de 218 000 $.

«L’annonce de l’autre infraction a fait en sorte qu’on ne pouvait plus laisser aller les choses comme ça. C’est une infrastructure municipale qui est située sur des terres publiques et qui se doit d’avoir une gestion sérieuse, respectueuse des lois. On sait qu’ils avaient obtenu un permis de la part de la Ville, mais ce permis était conditionnel à la démarche auprès du ministère pour obtenir l’autorisation avant de réaliser quoi que ce soit», a expliqué la première magistrate.

Josée Néron rappelle que le camping est situé sur les berges d’un lac qui représente 70 pour cent de la ressource en eau potable de la population.

«On ne joue pas avec cette ressource-là. Pour moi, c’était impossible de continuer de placer ma confiance dans la direction actuelle du camping et j’ai demandé à ce que des actions soient posées pour signifier au CA que les choses ne pouvaient plus durer ainsi. On a violé et on n’a pas respecté le protocole sur plusieurs points et à plusieurs occasions. Le camping doit maintenant procéder», a-t-elle commandé.

Sans le départ de Richard Brabant, il n’y aura plus d’argent, a assuré la mairesse, une information qui a été communiquée au président du CA mercredi. Josée Néron affirme que la vente du camping, située sur des terres publiques, n’est pas envisagée.

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GAUDREAULT ET NÉRON VEULENT RENVERSER LA VAPEUR

Le député de Jonquière à l’Assemblée nationale, Sylvain Gaudreault, et la mairesse de Saguenay, Josée Néron, espèrent pouvoir renverser la vapeur dans le dossier du Patro de Jonquière. 

Dix jours après la fin de non-recevoir livrée à l’organisme par le cabinet du ministre de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS), Sébastien Proulx, des efforts sont déployés de part et d’autre pour forcer Québec à changer son fusil d’épaule. À l’aube d’une campagne électorale, ce dossier pourrait soudainement revêtir un caractère politique. 

En entrevue téléphonique jeudi, le député Gaudreault a confié qu’il attend toujours une réponse à la lettre qu’il a envoyée au premier ministre Philippe Couillard pour lui demander des explications au sujet de la décision du ministère et des critères d’analyse. Le Patro souhaite agrandir son gymnase pour répondre aux besoins des jeunes qui fréquentent le centre communautaire et de loisirs. La somme de 4 millions $ est requise et l’organisme a réussi à amasser la moitié, un exploit de l’avis de tous. Sylvain Gaudreault estime que le Patro doit être soutenu. Jeudi après-midi, il a discuté avec la mairesse de Saguenay à ce sujet par téléphone. Plus tôt dans la journée, Josée Néron a elle aussi fait part de son intention d’en savoir plus pour aider le Patro. Elle rencontrera d’ailleurs son directeur général, Yannick Gagnon, vendredi matin pour discuter d’une stratégie.