Les conseillers municipaux sortants de Roberval ont fait parvenir une lettre aux médias, jeudi. Choqués d’entendre le maire Guy Larouche dire qu’il s’était bien entendu avec eux pendant le dernier mandat, ils ont tenu à rectifier les faits.

Campagne électorale houleuse à Roberval

Campagne de salissage, plainte au DGEQ, possible poursuite judiciaire, conflit avec un média... La campagne électorale municipale de Roberval prend une tournure acerbe.

Le maire sortant, Guy Larouche, a déposé vendredi une plainte au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) contre Planète 99,5 de Roberval, station de RNC Média. Le candidat à la mairie reproche à l’animateur Louis Arcand de ne pas l’avoir invité à donner sa version des faits à la suite d’une entrevue accordée à ses opposants.

En effet, jeudi, c’était au tour des anciens conseillers municipaux de sortir publiquement contre Guy Larouche. Choqués d’entendre le candidat dire qu’il s’était bien entendu avec les conseillers pendant le dernier mandat, ils ont tenu à dénoncer des comportements du maire sortant.

« Ce fut un mandat énergivore où certains y ont laissé une partie de leur santé. À deux occasions nous avons pensé à démissionner en bloc, mais les conséquences d’une mise en tutelle de la ville étaient trop pénalisantes pour la population, c’est pour cette raison que nous avons continué à siéger dans ces conditions difficiles », peut-on lire dans le communiqué de presse qui a été autorisé par tous les anciens conseillers qui, rappelons-le, ne se représentent pas aux élections de novembre.

Invité à commenter, le maire sortant s’est dit peu surpris de ces propos. « Il y a des frustrations chez ces personnes et certains font partie de l’équipe de mon adversaire, donc ce n’est pas étonnant. Je pense aussi que cette sortie démontre leur incompréhension sur leur rôle. Ils ont été invités à voter, à s’exprimer sur les projets », a répondu Guy Larouche.

Joint vendredi, Marc-André Lévesque de RNC Média n’a pas pu commenter la plainte déposée au DGEQ, car il n’a pas eu la confirmation officielle d’un tel dépôt. « La seule chose qu’on a vue, c’est une publication Facebook. Je n’ai reçu aucune information concernant cette plainte. Selon sa publication sur les réseaux sociaux, le candidat prétend qu’il n’a pas eu le temps de parole dans ce dossier. Mais l’entrevue avec les anciennes conseillères était leur réplique à l’entrevue de 22 minutes de Guy Larouche accordée sur nos ondes dans les derniers jours », a précisé M. Leclerc.

Affaires et politique

Un peu plus tôt cette semaine, c’est un homme d’affaires de Chambord qui a tenu à dénoncer publiquement le candidat Sabin Côté. Propriétaire de Chalets et Spa Lac-Saint-Jean, Denis St-Pierre a voulu mettre en garde la population contre le candidat. Ce dernier, alors qu’il travaillait chez Desjardins, aurait vendu une créance de M. St-Pierre à son concurrent. Ce qui est tout à fait légal. Ce que le propriétaire de Chalets et Spa reproche à M. Côté, c’est d’avoir fait cette transaction sans l’aviser. Une transaction qui a failli mener à la mort de son entreprise, prétend l’homme d’affaires.

Le maire sortant a également soulevé le dossier de Chalets et Spa lors du dernier débat électoral, tenu avant la sortie de M. St-Pierre. 

Chez Desjardins, on refuse de commenter ce cas précis. Mais on explique que sans être une pratique courante, la vente d’une créance sans avis peut se produire.

M. St-Pierre a également dévoilé d’autres informations laissant entendre une certaine malhonnêteté de la part de Sabin Côté. 

Le principal intéressé ne peut commenter cette transaction. Il a toutefois annoncé sur les réseaux sociaux que de fausses informations ont été propagées. 

« Il y a eu des propos de M. St-Pierre. Je ne peux pas commenter le dossier. Je peux seulement vous dire que la sortie est sous analyse juridique. Les propos sont inexacts, mensongers et potentiellement diffamatoires », a exprimé M. Côté.