Le programme Je cultive ma bouffe offre la possibilité aux jeunes de cultiver des légumes, de visiter des entreprises du Saguenay–Lac-Saint-Jean et d’accueillir bon nombre d’invités.
Le programme Je cultive ma bouffe offre la possibilité aux jeunes de cultiver des légumes, de visiter des entreprises du Saguenay–Lac-Saint-Jean et d’accueillir bon nombre d’invités.

Camp de jour de Saint-François-de-Sales et Lac-Bouchette: tout part de la forêt nourricière

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Fort du succès rencontré l’été dernier, le camp de jour axé sur la nature et l’environnement de Saint-François-de-Sales et de Lac-Bouchette, au Lac-Saint-Jean, est de retour pour une deuxième année. Le programme Je cultive ma bouffe offre la possibilité aux jeunes de cultiver des légumes, de visiter des entreprises du Saguenay–Lac-Saint-Jean et d’accueillir bon nombre d’invités. L’actuelle pandémie obligera une certaine modification à la programmation sans toutefois entacher l’essence même du projet.

L’appréciation du camp de jour, qui s’étale sur une période de sept semaines, ne s’est pas limitée aux jeunes participants ainsi qu’à leurs parents, alors qu’il s’est mérité, l’année dernière, une distinction en agriculture urbaine lors des prix reconnaissance des Fleurons du Québec.

Le programme Je cultive ma bouffe est de retour pour une deuxième année.

Cherchant à offrir une offre de camp de jour différente, la municipalité de Saint-François-de-Sales a observé ce qui était présenté dans d’autres municipalités et villes du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Ailleurs, il y a des camps spécialisés, que ce soit artistique ou de sport. Il n’y a pas tellement d’infrastructures pour ça, ici, mais on a une magnifique forêt nourricière. On est partis de là et ç’a permis aux jeunes de se connecter à la terre [...] Souvent, on cherche loin pour des idées qui feraient différent. Souvent, la réponse est dans notre cour. Après tout, on est une communauté bleue et on axe sur les saines habitudes de vie », explique la coordonnatrice du développement et des loisirs à la municipalité de Saint-François-de-Sales, Hélène Gagnon.

Les jeunes âgés de 5 à 12 ans ont accueilli plusieurs invités, l'an dernier, dont un cuisinier, avec qui ils ont créé des plats contenant des ingrédients de la forêt nourricière.

La première édition du camp de jour a été rendue possible grâce à l’aide financière de la MRC du Domaine-du-Roy et de l’initiative 100 Degrés. Les sommes obtenues ont même permis de bonifier le projet pour l’actuelle édition. Ainsi, des bacs de jardinage ont été ajoutés.

En plus de cultiver plusieurs types de légumes, les jeunes ont participé, l’an dernier, à des sorties éducatives, notamment à la Bouchard Artisan Bio de Saint-Félicien, au Musée La vieille fromagerie Perron de Saint-Prime et à l’entreprise Merci la Terre de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Les jeunes âgés de 5 à 12 ans ont également accueilli plusieurs invités, dont un cuisinier, avec qui ils ont créé des plats contenant des ingrédients de la forêt nourricière. Ils ont également appris les rudiments du compostage.

« Ce sont des petits plus qui font une différence auprès des jeunes. On sème une graine pour l’avenir. On parle beaucoup d’agroalimentaire, de cultiver soi-même et de la proximité des aliments. Les jeunes ont déjà été sensibilisés à l’été 2019 au compostage qui arrivera bientôt dans nos maisons », indique Hélène Gagnon.

Grande fierté

Les participants du camp de jour découvrent, au fil des semaines, les bases du jardinage. Ils s’occupent de la plantation des légumes, les arrosent et patientent pendant leur croissance. L’effort en vaut la peine puisque les jeunes profitent de leur travail en ramenant une partie des récoltes à la maison.

La fin de la première édition de ce nouveau camp de jour fut soulignée par une activité à laquelle participaient les parents. Les jeunes y ont reçu un certificat d’apprenti maraîcher.

L’impact de la COVID

Comme plusieurs autres camps de jour, la pandémie force la modification de l’offre de services du camp de jour de Saint-François-de-Sales et Lac-Bouchette. Les sorties effectuées dans la région seront notamment remplacées par des activités spéciales.

Au cours des prochaines semaines, les jeunes, accompagnés des trois moniteurs, construiront des hôtels à insectes. Le projet, qui s’échelonnera sur plusieurs jours, permettra de mettre un peu de vie dans la forêt nourricière, en plus d’offrir des abris aux insectes pollinisateurs.