Éleves

Budget déficitaire de 674 000 $ à la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean

La Commission scolaire du Lac-Saint-Jean demande l'autorisation au ministère de l'Éducation de présenter un budget déficitaire de 674 000 $ pour l'année 2017-2018, se disant désavantagée par une règle comptable du gouvernement.
La requête a été approuvée par le conseil des commissaires mardi soir. L'organisation s'attend à une réponse positive du ministère d'ici la semaine prochaine afin d'adopter le nouveau budget le 20 juin. 
Pour compenser ce déficit, la commission scolaire puisera dans le surplus accumulé afin de faire face à des situations particulières, un coussin toujours plus « grugé ».
« Avec les compressions des dernières années, nous avons chaque fois utilisé la part du surplus autorisée par le ministère pour limiter les effets sur les services. Cette année, nous nous retrouvons avec un manque à gagner supplémentaire de 400 000 $, alors que le maximum que nous pouvons retirer est de 375 000 $ », affirme la directrice générale adjointe, Me Christine Flaherty.
Selon elle, le manque s'explique par le désavantage provoqué par la règle de calcul sur le produit maximal de la taxe scolaire. 
« Nous sommes une commission scolaire de petite taille dont la clientèle était en déclin, mais maintenant il y a une légère augmentation. C'est complexe, mais cette règle qui a mal vieilli fait en sorte qu'il nous manque 400 000 $, résume Me Flaherty. Augmenter la charge fiscale des contribuables n'est pas envisageable. Ce serait aussi incohérent d'entamer un exercice de compressions budgétaires, alors que le ministère réinvestit maintenant partout ailleurs. »
Puiser davantage dans le surplus est la solution temporaire qui a été discutée préalablement avec le gouvernement, d'où la quasi-certitude pour une réponse positive. La commission scolaire espère que le ministère révisera la règle comptable afin d'éviter que la situation ne se répète.
« Il est très conscient de ce qui nous arrive et il y a un travail qui est en cours pour du long terme », ajoute Me Christine Flaherty.
Si tout est approuvé, à la fin de l'exercice financier 2017-2018, le surplus accumulé est estimé à 1,5 million $. Pour cette année, un surplus de 2,2 millions $ était prévu. 
« Pour une organisation qui a des revenus de 90 M $, ce n'est pas beaucoup. Ça baisse de plus en plus et ça nous laisse moins de marge de manoeuvre pour des projets particuliers », conclut la directrice générale adjointe.
À la direction des communications du ministère de l'Éducation, il n'a pas été possible en fin de journée de faire le point sur les travaux en cours sur cette question.