Alexis Brunelle-Duccepe, débuté bloquiste de Lac-Saint-Jean, a participé à une rencontre organisée par Amnistie internationale en compagnie des députés Nathaniel Erskine-Smith (libéral), Kenny Chiu (conservateur) et Heather McPherson (NDP).
Alexis Brunelle-Duccepe, débuté bloquiste de Lac-Saint-Jean, a participé à une rencontre organisée par Amnistie internationale en compagnie des députés Nathaniel Erskine-Smith (libéral), Kenny Chiu (conservateur) et Heather McPherson (NDP).

Brunelle-Duceppe dénonce la Chine qui bafoue les droits civils

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Le député de Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, a participé lundi, à une conférence de presse organisée par Amnistie internationale, qui visait à dénoncer un projet de loi qui est présentement travaillé à Hong Kong et qui bafoue, selon lui, les droits civils de ses habitants.

Il y était en compagnie virtuelle du député libéral, Nathaniel Erskine-Smith, du député conservateur Kenny Chiu, de la députée du NPD Heather McPherson et de divers représentants d’associations canadiennes pour les droits de la personne.

« Tout peuple qui jouit des bénéfices de la démocratie a un devoir : celui de se ranger dans le camp de la démocratie lorsqu’elle se manifeste, aussi petite l’enclave soit-elle. C’est pourquoi le Bloc Québécois et moi dénonçons les nouvelles menaces de la République populaire de Chine à l’autonomie de Hong Kong », a expliqué d’entrée de jeu le député bloquiste, dans un entretien téléphonique avec Le Quotidien. La loi qu’il dénonce permettrait aux agences centrales du gouvernement responsables de la sécurité nationale d’opérer à Hong Kong.

La situation est à ses yeux extrêmement problématique et demande une attention urgente du gouvernement canadien. « On s’entendait tous ou presque pour dire que la réponse du Canada, pour l’instant, est trop faible. Le ministre Champagne se dit préoccupé par la situation. On est plus que préoccupé et il y a vraiment une atteinte aux droits civils qui part dans un glissement dangereux », a-t-il indiqué.

Il mentionnait que la Chine commençait à être plus agressive et qu’elle semblait profiter de la pandémie pour faire passer des lois controversées. « On a l’impression qu’ils profitent de la pandémie, alors que tous les autres pays sont concentrés sur les problèmes à l’intérieur de leurs frontières, que ça laisse à la Chine le temps de faire pas mal ce qu’elle veut », a-t-il continué.

Il souhaite que le ministre des Affaires étrangères passe à l’action dans ce dossier. Il sait que même si le gouvernement du Canada n’a pas le plus gros poids dans cette affaire, il pourrait se servir de ses alliés pour faire une déclaration commune.

Cette conférence a été pour le député un bel exercice transpartisan, qui a prouvé que tous les partis sont capables de s’unir autour de questions qui font consensus. Déjà, le député libéral a demandé de rouvrir le comité des affaires étrangères, ce qui est un pas en avant pour M. Brunelle-Duceppe. « On a beau être en pandémie, il y a des choses qui se passent dans le monde qu’on ne peut pas laisser passer », a-t-il ajouté.