Jean-Marie Villeneuve pratique le métier depuis plus de 40 ans et, avec l'expérience, le hasard prend de moins en moins de place. Sur cette photo, tout est calculé. «Je voulais montrer la force des éléments», surtout «la puissance» du brise-glace Pierre-Radisson. Une attente de plus de deux heures à Sainte-Pétronille lui a permis d'avoir la bonne lumière. Données techniques : Nikon D4 avec objectif Nikor 300mm f2.8 (couplé à un téléconvertisseur 1.4x) à f18, 1/500e de seconde, ISO 400

Brise-glace trop souvent hors service: un risque pour Rio Tinto

Le manque de disponibilité des brise-glace de la Garde côtière canadienne pourrait coûter cher aux usines de Rio Tinto dans la région.
Selon les informations de Radio-Canada, on calcule 344 jours entre 2013 et 2015 où les six bateaux qui desservent le Saguenay et le fleuve Saint-Laurent ont été non opérationnels.
Chaque année, environ 120 navires empruntent ces voies maritimes pour décharger leur cargaison de matières premières aux installations portuaires de Rio Tinto à La Baie.
Certains bateaux seraient restés prisonniers des glaces plus longtemps, puisqu'aucun soutien de la Garde côtière ne pouvait leur être apporté dans l'immédiat.
Des millions $ en jeu
Une coupure dans la chaîne d'approvisionnement pourrait causer un ralentissement ou même une fermeture d'usine. Le redémarrage coûterait des dizaines de millions de dollars.
Chaque hiver, un brise-glace doit être mis au rancart, ce qui oblige les autres à opérer avec des capacités réduites. Pourtant, même les réparations n'empêcheraient pas des «pannes catastrophiques», selon un rapport de Pêches et Océans obtenu par la Loi sur l'accès à l'information.
La Garde côtière a assuré à Radio-Canada que la flotte, dont l'âge moyen est de 36 ans, était «très fiable».