Les télévisions étaient particulièrement en demande, mercredi.

Boxing Day: toujours la cohue le 26

Dans l’espoir de faire de bonnes affaires, des centaines de personnes ont attendu fébrilement l’ouverture des commerces de Place du Royaume, à Chicoutimi, à l’occasion du Boxing Day mercredi.

Lors du passage du Quotidien, une demi-heure avant le coup d’envoi à 13 h, les allées étaient déjà bondées. Certains commerces, comme EB Games ou Sports Experts, pouvaient compter une cinquantaine de clients en file devant leurs vitrines. Mais tous n’étaient pas si enthousiastes de se retrouver dans cette frénétique chasse aux rabais, qu’ils soient de 20 ou de 70 %.

« Je ne sais pas pourquoi je suis là, souffle William Simard, avant d’enchaîner plus sérieusement. J’ai besoin d’un nouveau manteau, et comme c’est une grosse dépense pour un étudiant, ça valait la peine d’attendre le Boxing Day. »

Le directeur général du Best Buy de Chicoutimi, Dany Tremblay, vit une des plus importantes journées de l’année au Boxing Day.

La file la plus longue était sans doute celle du Best Buy, où les premiers clients sont arrivés bien avant midi. Les télévisions semblaient être particulièrement convoitées.

« Mon petit-fils en voulait une, mais il n’avait pas d’auto pour venir la chercher. J’ai offert de l’accompagner, c’est son cadeau de Noël. Nous sommes partis d’Alma à 10 h ce matin. Je ne suis pas pressé, ça fait deux jours qu’on fête », raconte Claude Ouellette.

Derrière les grilles, les quelque 70 employés du Best Buy se sont motivés à grand renfort d’exclamations, puis ont crié le décompte de 10. Ils sont restés pour accueillir les consommateurs, qui entraient de façon beaucoup plus civilisée qu’on pourrait l’imaginer.

« C’est une excellente journée ! C’est différent du Black Friday, quand les gens ne sont pas en vacances et qu’ils magasinent les cadeaux de Noël. Là, notre magasin est plein, tout le personnel est sur le plancher, et les gens viennent pour se gâter eux-mêmes », commente le directeur général du commerce d’électronique, Dany Tremblay.

Même si les tendances de consommation responsable attirent de plus en plus l’attention, les clients paraissent encore plus préoccupés par les bons prix des produits que leur aspect durable ou écologique, remarque-t-il.

« C’est quelque chose auquel je pense, d’acheter local par exemple, mais ce n’est pas toujours possible de le faire avec mes moyens, confie pour sa part William Dion, venu magasiner avec sa soeur Élizabeth. Pour venir au Boxing Day, il faut que ce soit important. Je ne viendrais pas juste pour du linge à 30 $ ! »