Le prix final pour le bleuet devrait osciller autour de 1$. Une bonne nouvelle pour les producteurs qui ont connu une année de misère.

Bon prix pour le bleuet

Les producteurs de bleuets de la région devraient recevoir un prix final se situant autour de 1$ la livre récoltée durant la saison 2013.
Un baume sur cette année de misère au cours de laquelle la récolte n'a été que 27 millions de livres, comparativement à 58 millions en 2012.
Plusieurs facteurs expliquent cette tendance à la hausse du prix final: l'augmentation de la demande à l'exportation, les inventaires à la baisse, la faiblesse du dollar canadien et la prime obtenue pour le bleuet sauvage comparé au fruit cultivé.
En 2012-2013, les producteurs avaient obtenu un prix final de 84 cents. L'écart pourrait être de 16 cents et atteindre 1$. C'est l'évaluation qu'a faite le spécialiste Gilbert Lavoie dans une analyse de marché réalisée pour le compte du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec. Il appuie entre autres son argumentation sur les prix obtenus par les transformateurs au cours de l'année. Le prix reçu a été de 1,85$ la livre en moyenne en 2012-2013. Il oscille en 2013-2104 à 2,05$, une différence de 20 cents.
Cette année, les producteurs ont obtenu un prix de départ à 60 cents la livre et reçu un 10 cents supplémentaire à l'automne.
La faiblesse du huard par rapport à la devise américaine profite aux transformateurs québécois. Pour le mois de décembre 2013, l'écart entre les deux devises a eu pour effet d'améliorer de 14 cents le prix reçu en dollars canadiens. Si la dégringolade se poursuit, le marché de bleuet pourrait en profiter.
Avantage bleuet sauvage
L'avantage du bleuet sauvage sur le bleuet en corymbe continue à se faire sentir en 2013-2014. L'écart de prix entre les deux types de fruits atteint 70 cents, un sommet depuis 2002-2003. En moyenne, cet écart est plutôt de 30 cents.
En 12 ans, c'est seulement la deuxième fois que le prix du bleuet sauvage est à la hausse alors que celui en corymbe à la baisse. Cette situation s'explique d'abord par la faiblesse des inventaires de bleuets sauvages et la grande quantité de bleuets en corymbe disponible, mentionne Lavoie dans son rapport. D'ailleurs, les bas inventaires de bleuets sauvages constatés en début d'année devraient continuer de faire grimper les prix dans les prochains mois, soutient le spécialiste.
Finalement, la décision du gouvernement américain d'acheter pour 14 millions$ de bleuets sauvages pour les familles pauvres pourrait avoir une incidence sur le prix d'ici cet été.