Selon les informations qui ont circulé au cours des dernières heures sur le chantier et à l’hôtel de ville, les tests effectués à l’Université du Québec à Chicoutimi confirment que l’acier du toit offre une plus grande résistance que prévu.

Bon pour plusieurs dizaines d’années

La vie du Centre Georges-Vézina pourrait être prolongée de plusieurs dizaines d’années. C’est ce que permettent de conclure des tests de résistance réalisés sur différentes composantes du toit de l’amphithéâtre.

Selon les informations qui ont circulé au cours des dernières heures sur le chantier et à l’hôtel de ville, les tests effectués à l’Université du Québec à Chicoutimi confirment que l’acier du toit offre une plus grande résistance que prévu. 

En 2013, les ingénieurs de la firme Roche (Norda Stelo) avaient statué que le métal avait une résistance de 230 MPa (Mégapascal), dans l’élaboration de leurs hypothèses. Or, les pièces analysées cette semaine démontrent une résistance réelle qui varie entre 260 MPa et 300 MPa. 

La récente fermeture du Centre Georges-Vézina a été décrétée à partir des calculs réalisés en 2013. C’est sur cette base que la firme a proposé de renforcer les fermes de toit avec l’ajout de 240 plaques d’acier de 30 MPa, de manière à obtenir une toiture capable de répondre, temporairement, aux exigences du Code du bâtiment. Le scénario adopté prévoit par ailleurs un plan de déneigement et le déclassement de l’immeuble.

Toujours selon les sources du Quotidien, Saguenay a dépensé un peu plus de 500 000 $ jusqu’à maintenant pour rendre le Centre Georges-Vézina sécuritaire jusqu’à l’hiver 2024. Des travaux additionnels de quelques centaines de milliers de dollars pendant la période estivale rendraient la structure du toit sécuritaire sur une base permanente en respectant le Code du bâtiment. 

L’utilisation par Dominion Bridge, en 1949, d’un acier plus résistant pour la fabrication des fermes de toit modifie de façon significative les premiers calculs de résistance de la toiture. Du coup, la toiture de l’amphithéâtre serait plus solide et n’aurait plus besoin de travaux de renforcement aussi importants pour assurer la sécurité des utilisateurs sur une base permanente.

Il faut rappeler que dans son rapport de 2013, la firme Roche recommandait un renforcement de la structure de toit par l’ajout de plaques d’acier. Il s’agissait d’une réparation qui permettait de répondre au Code du bâtiment avec la charge de neige. Le prix soumis par Roche était de 280 $ à 470 $ par kilogramme d’acier installé. Roche projetait l’ajout de 37 500 kilogrammes d’acier dans la toiture pour des coûts variant de 10,5 M$ à 17,6 M$.

Les ingénieurs de Roche ont adopté l’hypothèse de l’acier d’une résistance de 230 MPa puisqu’il s’agissait de « la nuance d’acier la plus couramment utilisée à cette époque ». La norme CSA était cependant de 210 MPa. 

Le scénario de conserver le Centre Georges-Vézina réduirait d’au moins 20 M$ la construction d’un aréna moderne au centre-ville puisqu’une nouvelle glace de dimension olympique, pour le patinage de vitesse, ne serait plus nécessaire.