Christine Boivin

Boivin se demande ce que le maire attend

La conseillère sortante de l’ERD, Christine Boivin, juge que le maire Jean Tremblay s’entête et refuse toujours de remettre à la Commission d’accès à l’information (CAI) les contrats d’embauche du directeur général de Promotion Saguenay, Ghislain Harvey, malgré deux décisions rendues par les tribunaux, dont la Cour supérieure du Québec.

Elle réagissait ainsi aux propos tenus par le maire Tremblay lors de son passage au Cercle de presse du Saguenay, mercredi matin. Le maire Jean Tremblay s’est dit prêt à rendre public le contrat de Ghislain Harvey si le tribunal l’y autorise.

Pour la conseillère, qui tente d’obtenir ces documents depuis pratiquement deux ans, les arguments soulevés par Jean Tremblay pour ne pas remettre les documents comme l’exigent les deux jugements ne tiennent pas la route.

« Il a prétendu vouloir les rendre publics, mais ses avocats lui ont dit que c’est illégal de le faire. Jean Tremblay leur aurait répondu de soumettre la question aux tribunaux. Eh bien, c’est fait. Deux jugements m’ont donné raison. Qu’est-ce qu’il attend ? Le maire doit maintenant respecter ces décisions et dévoiler les conditions de travail de son principal bras droit », a déclaré la conseillère dans un communiqué émis par l’ERD en fin d’après-midi.

Mme Boivin maintient que les contrats en question sont des documents publics puisque cet organisme est soumis à la Loi d’accès à l’information et que le maire n’a d’autre choix que de respecter les deux jugements.

« C’est faux de prétendre qu’il a besoin de l’autorisation d’un tribunal pour les divulguer. La règle, c’est que tous les documents des organismes publics doivent être transmis sur demande aux citoyens. C’est aussi valable pour les contrats de travail des dirigeants », ajoute Christine Boivin.

La conseillère en arrive à la conclusion que le maire Jean Tremblay, à titre de président du conseil de Promotion Saguenay, aurait dû dès le départ rendre ces documents publics puisqu’il assume la responsabilité de la loi d’accès. 

« Il avait tous les pouvoirs pour mettre fin aux cachotteries. Il a l’occasion de terminer son mandat en paix et de démontrer qu’il connaît et respecte la loi. Qu’il donne les documents aux citoyens. »

Nouveau conseil

La saga des contrats d’embauche de Ghislain Harvey pourrait bien prendre fin le lendemain du 5 novembre alors qu’un nouveau conseil municipal sera élu par les citoyens. Trois candidats à la mairie ont déjà signifié leur intention d’inviter M. Harvey à quitter la direction de Promotion Saguenay. Le contrat de travail en vigueur de M. Harvey doit fort probablement contenir des clauses de protection d’emploi ou de conditions de départ en cas de rupture du lien d’emploi avec l’organisme de développement économique.

Il est bon de rappeler que Claude Bouchard, un employé de Promotion Saguenay, a témoigné comme quoi il n’avait pas été en mesure de retracer les documents en question devant la Commission d’accès à l’information.