Préfet sortant de la MRC Maria-Chapdelaine et candidat, Jean-Pierre Boivin a rencontré les médias, mardi, pour faire le bilan de ses dernières années.

Boivin mise sur l'expériene

Jean-Pierre Boivin défend son bilan des huit dernières années à la tête de la MRC Maria-Chapdelaine. Si les trois autres candidats à la préfecture lui reprochent son inaction dans la dernière décennie, le retraité de l’enseignement a tenu à rappeler les dossiers qu’il a menés et ceux qui sont sur le point de se concrétiser.

« À la MRC, on ne gère pas des cabanes à patates. Quand on fait des projets de ponts à 40 millions $, ça prend un certain temps. Il faut bien attacher toutes les ficelles », a exprimé M. Boivin.

Même si ce projet est dans les boîtes à carton depuis plusieurs années, le nord du Lac-Saint-Jean n’a jamais été aussi près d’en voir la couleur. M. Boivin a d’ailleurs précisé qu’il a rencontré le premier ministre, lundi, pour discuter notamment de ce projet. 

« La période de représentation est terminée. Nous sommes dans les questions. Par exemple, on doit s’assurer que les terrains ont été achetés. Ensuite, le projet sera présenté au fédéral et il y a de l’argent pour ça », a mentionné M. Boivin dans une entrevue accordée quelques jours après le dévoilement de l’énoncé économique du gouvernement Trudeau. 

Préfet élu depuis 2009 et ancien échevin et maire de Péribonka de 1987 à 2001, Jean-Pierre Boivin croit qu’il est encore l’homme de la situation. 

Engagements démolis

Dans son point de presse, qui s’est déroulé au Motel Chute des Pères de Dolbeau-Mistassini, il a démoli certains engagements pris par ses trois adversaires, Luc Simard, Peter Wentholt et Marcel Gauthier. 

« On ne peut pas faire ce qu’on veut et certains éléments ne tiennent pas la route et d’autres proposent des choses qui existent déjà. »

Mais le préfet sortant n’a pas pu critiquer les autres candidats en personne. Jean-Pierre Boivin a refusé de participer au seul débat organisé dans la campagne à la préfecture de la MRC Maria-Chapdelaine, une des rares MRC du Québec à élire le préfet.

« Je n’ai pas peur de débattre. Je l’ai fait dans le passé. Mais on m’a dit que dans ce débat en question, je n’avais pas le droit de réplique et qu’il n’y avait pas de journaliste pour poser des questions. Ça me semblait improvisé et évidemment ça me désavantage si je n’ai pas le droit de me défendre », a répondu M. Boivin.

S’il est élu le 5 novembre prochain, M. Boivin se concentrera sur le projet de parc industriel régional, le réseau Transboréal, le parc régional des Grandes Rivières, le secteur de villégiature de Péribonka et l’élaboration d’un lien maritime entre l’Île du Repos et la marina dolmissoise.