Jean-Pierre Boivin

Boivin défend son bilan touristique

Le candidat à la préfecture Jean-Pierre Bovin trouve que son adversaire Luc Simard a une méconnaissance du rôle de la MRC Maria-Chapdelaine quand il affirme qu’elle ne s’implique pas assez dans le domaine touristique.

« Premièrement, la MRC ou le CLD ont aidé quelques une des entreprises qui se sont affichées pour soutenir la candidature de Luc Simard. Par contre, le rôle de la MRC n’est pas de soutenir financièrement les entreprises touristiques, mais bien de supporter certaines initiatives et structurer l’offre sur le territoire. Et dire qu’on n’a rien fait, ce n’est pas vrai », critique-t-il.

Il donne d’ailleurs comme projet celui du parc des Grandes-Rivières et celui du lien intégrateur (sentier de motoneige et de quad qui traverse le territoire de la MRC). « C’est moi comme préfet qui ai instauré ces projets-là et il y a des maires d’impliqués dans les comités. Ce sont deux projets porteurs qui vont stimuler notre industrie touristique. Pour le lien intégrateur, la MRC a investi plus de 2 M $ sur ce projet de 6,3M $ », a-t-il précisé.

Jean-Pierre Boivin mentionne qu’il n’a jamais été question d’embaucher trois ressources à la MRC pour s’occuper du tourisme. « Si on embauche plus, ça augmente le budget de la MRC. Et qui paye pour ça ? Ce sont les municipalités. Je ne pense pas que les maires autour de la table accepteraient de voir augmenter leur quote-part », a-t-il expliqué. 

Actuellement, il y a une personne qui s’occupe du tourisme à la MRC. « Elle fait un excellent travail. Et comme Dolbeau-Mistassini met en place une structure touristique, nous allons devoir coordonner nos actions pour une meilleure cohésion. »

Chambre de commerce

Jean-Pierre avait aussi des reproches à faire au président de la Chambre de commerce Dominique Saint-Pierre. « Elle n’a pas à s’immiscer dans la campagne et appuyer un candidat, c’est un manque d’intégrité », a-t-il reproché.

Le préfet sortant tenait à donner un autre exemple du manque de connaissance du fonctionnement de la MRC par son adversaire Luc Simard. « Il dit que la MRC devrait aider les producteurs de bleuets. Ce n’est pas notre rôle et nous ne pouvons surtout pas accorder directement de l’aide financière à ce type d’activité. On peut les défendre dans leurs revendications. D’ailleurs, nous avons voté une résolution en ce sens pour conscientiser le premier ministre Couillard à cette situation délicate. Des producteurs pourraient faire faillite », craint-il.