Bloc: les 39 400 $ ont été remboursés

Le Bloc québécois soutient avoir remboursé les 39 400 $ empruntés à l’association de circonscription de Chicoutimi-Le Fjord, en vue des élections de 2015, une information confirmée par l’agent financier de l’exécutif de l’époque, Marc Larocque.

Dans un courriel transmis vendredi au Progrès, signé par Anthony Gilbert, attaché de presse du Bloc québécois, le parti soutient, documents bancaires à l’appui, que les 39 400 $ empruntés ont été remis en deux versements, soit de 20 000 $, le 31 août 2015, et de 19 400 $, le 11 septembre 2015, à Jean Gagnon, agent officiel d’Élise Gauthier, qui avait été candidate du parti dans Chicoutimi-Le Fjord, lors des élections d’octobre 2015.

À l’époque, en 2014 et 2015, les circonscriptions les plus fortunées avaient été sollicitées par le parti afin de prêter des fonds en vue des élections. Ce montant a alors permis au Bloc québécois « d’augmenter son encaisse en vue de faciliter l’obtention d’un prêt bancaire pour l’élection », souligne M. Gilbert.

Marc Larocque, alors agent financier de Chicoutimi-Le Fjord, confirme que le remboursement avait bel et bien été reçu. « Je n’ai jamais contredit ça. Ils ont renvoyé les sous », a affirmé M. Larocque, lorsque joint par Le Progrès, en soirée.

Dépenses électorales

Ce ne sont toutefois pas les 39 400 $ qui font sourciller M. Larocque, mais un autre montant, celui-là de 24 500 $, précise-t-il. Il estime que Chicoutimi-Le Fjord aurait dû recevoir une partie de cette somme, via le parti, qui correspond au remboursement des dépenses électorales remis par Élections Canada, à la suite du rapport des dépenses électorales de la candidate à l’élection de 2015, dans la circonscription.

« Le 60 % [de remboursement] des dépenses électorales, c’est le national qui l’a ramassé. On n’a pas eu une ‘‘cenne’’ là-dessus », a-t-il déploré.

« Normalement, ils étaient supposés nous en transférer une partie [...], mais on n’a jamais vu la couleur de ça », a-t-il expliqué par la suite.

Une militante de la circonscription proche du dossier, qui ne souhaitait pas être identifiée, avait pour sa part une version divergente. Elle a expliqué qu’une entente à ce sujet aurait été signée à l’époque avec le parti. La circonscription, n’ayant pas atteint un certain plafond de dépenses, n’aurait ainsi pas eu droit à un retour sur le remboursement des dépenses électorales, en vertu de cette entente.

L’actuelle présidente de l’exécutif de Chicoutimi-Le Fjord et porte-parole du Bloc québécois dans la région, Élise Gauthier, a indiqué de son côté qu’elle n’était pas au fait du détail des finances entourant ce dossier précis, puisqu’elle ne siégeait pas à l’exécutif de la circonscription à l’époque.

Sabin Gaudreault précise sa pensée

Ayant participé mercredi à une sortie publique de militants et d’officiers du Bloc québécois au Saguenay-Lac-Saint-Jean relativement à la chicane qui sévit au sein du parti, Sabin Gaudreault, ex-candidat, affirme qu’il a été mal compris. Il souhaite ne pas se prononcer sur le vote de confiance demandé par la chef Martine Ouellet, mais veut plutôt fournir toute l’information disponible afin de permettre aux militants de faire un choix éclairé. À ses yeux, Mme Ouellet a plusieurs qualités, comme son opiniâtreté, mais n’est pas parfaite. C’est certain qu’elle dérange certaines personnes au Parti québécois, dit-il, parce que pour elle la souveraineté demeure à l’avant-plan.