Le candidat à la mairie de Saguenay Jean-Pierre Blackburn

Blackburn promet une nouvelle autogare

Le candidat à la mairie de Saguenay Jean-Pierre Blackburn a complété son trio d'annonces majeures pour les trois arrondissements. Jeudi matin, il a promis qu'il démolirait et reconstruirait une toute nouvelle autogare sur la rue Racine à Chicoutimi, pour un coût approximatif entre 14 et 20 M $. Les trois engagements de l'ancien ministre conservateur frôlent donc les 40 à 50 M $, bien qu'une partie pourrait être assumée par Québec et Ottawa.
« Je suis tout à fait confortable avec mes engagements. Ils sont réfléchis », a-t-il indiqué en entrevue avec Le Quotidien, après son point de presse tenu à l'Hôtel Chicoutimi.
L'annonce de jeudi est venue s'ajouter à la promesse de construire une nouvelle bibliothèque à La Baie, qu'elle soit ou non possible dans la structure de l'église Saint-Édouard, au coût de 14 M $. Pour l'arrondissement de Jonquière, il s'était engagé à faire une transformation profonde du parc de la Rivière-aux-Sables pour un coût avoisinant aussi les 10 à 12 M $, mais qui pourrait atteindre 15M $. Au maximum, les trois projets atteindraient 49 M $ et au minimum 38 M $.
Pour ce qui est de l'autogare de Chicoutimi, Jean-Pierre Blackburn a avancé que des analyses chiffraient le coût de reconstruction d'une place de stationnement à 40 000 $ par unité. « Si on avait construit 350 places il y a 50 ans, on peut imaginer aujourd'hui qu'il y a des besoins additionnels. Si on parle de 500, à titre d'exemple, c'est 20 M $ », a-t-il avancé. Une reconstruction avec le nombre de places actuelles placerait la barre à 14 M $.
En 2014, Saguenay avait annoncé des travaux de réfection de l'ordre de 6,2 M $. Ils n'ont finalement pas été réalisés. Les travaux en cours actuellement sont évalués à 240 000 $.
Avec la zone ferroviaire
Jean-Pierre Blackburn a lié la reconstruction de l'autogare avec une ouverture d'appel de propositions concernant des projets sur la zone ferroviaire, située entre les rues Lafontaine et du Havre. « Ça n'a aucun bon sens qu'un endroit aussi extraordinaire serve à des roulottes et à des stationnements de surface », a-t-il déploré. Il aimerait que des projets, privés ou publics, y soient réalisés, avec en plus des stationnements souterrains. Il a cité en exemple le complexe Cegerdev, qui compte 400 espaces pour les voitures. Il entend aussi s'attaquer au dossier du Carrefour Racine, abandonné par le promoteur Paul Boivin. Une autogare comprise dans cet édifice a également besoin de travaux importants. Tous ces dossiers permettraient de régler un problème récurrent de manque de stationnement au centre-ville de Chicoutimi.
En travaux actuellement
Présentement, l'accès à l'autogare est fermé sur la rue Racine pour cinq semaines. Le chantier de réfection de la rampe d'accès sera mis en branle mardi. Le coût des travaux est évalué à 240 000 $. 
En 2014, Saguenay avait annoncé des travaux de réfection de l'ordre de 6,2 M $. Le président de l'arrondissement de Chicoutimi Jacques Fortin, et aussi actuellement candidat à la mairie, avait alors expliqué que la Ville n'avait d'autre choix que d'injecter cette somme pour assurer la pérennité du stationnement, vieux de 50 ans. Le conseiller annonçait alors que 1,3 million $ serait déboursé dès l'année en cours pour bonifier les infrastructures, « avec le souci d'assurer la sécurité du public ». L'administration municipale a toutefois changé d'idée par la suite. « Le 6,2 millions $ sur trois ans n'a pas été réalisé parce que les plans et les priorités ont changé depuis l'époque », avait ensuite expliqué en janvier 2016 au Progrès-Dimanche Jeannot Allard, le directeur des communications à Saguenay.
Josée Néron
Josée Néron veut relancer le programme Avantages Saguenay
(Jonathan Hudon) - Suspendu depuis le 14 juillet en raison d'un arrêt du financement de la ville, le programme Avantages Saguenay pourrait être relancé. C'est du moins l'intention de la candidate à la mairie de Saguenay pour l'Équipe du renouveau démocratique (ERD) Josée Néron, qui s'engage à remettre sur pied le service.
Mme Néron estime que le programme Avantages Saguenay aide à la rétention des jeunes et au retour de ceux-ci, en plus de permettre la création de conditions favorables à l'établissement. Elle ajoute qu'il s'agit d'une aide précieuse pour renverser le bilan migratoire de 2016, qui affichait une baisse de 758 habitants.
« Lorsque la Ville a refusé de renouveler son entente financière, le 31 mars dernier, elle a mis un frein aux activités d'accueil et de soutien envers les nouveaux résidants, a exprimé Josée Néron dans un communiqué. Un programme essentiel qui requiert un investissement total de 300 000 $ sur trois ans, à raison de 100 000 $ par année. L'ERD entend rétablir cette injustice et accorder l'argent nécessaire pour remettre ce programme sur les rails. »
Depuis 2009, année de sa fondation, le programme Avantages Saguenay a contribué à l'établissement de 1120 personnes sur le territoire saguenéen, selon les chiffres de l'ERD.
GNL Québec met fin aux spéculations
(Denis Villeneuve) - La direction de GNL Québec, promoteur du projet Énergie Saguenay visant l'aménagement d'une usine de liquéfaction de gaz naturel dans le secteur Grande-Anse, met fin aux spéculations entourant d'éventuelles acquisitions immobilières qu'elle pourrait effectuer avec Dominic Gagnon, président du Parti des citoyens de Saguenay (PCS).
Dans un court communiqué de presse, on y mentionne que GNL Québec ne prévoit pas avoir besoin de terrains additionnels pour le développement de son complexe de liquéfaction au-delà de ceux déjà identifiés. Aussi, les terrains qu'elle compte utiliser sont la propriété de l'Administration portuaire du Saguenay (APS).
 On y ajoute que GNL Québec a conclu une option sur un bail emphytéotique en 2013 avec l'Administration portuaire du Saguenay. L'axe de localisation de l'usine a été optimisé, ce qui a nécessité que l'option prévoie l'ajout de terrains supplémentaires qui ont été acquis par l'APS, et ce en avril 2015. Ces terrains faisant partie des lots 3 et 4 du rang Nord Cap ouest, d'une superficie de 434 hectares ont été acquis des mains de M. Ghislain Simard.
Lorsque l'ingénierie de l'usine sera avancée, GNL Québec pourra alors libérer les options sur les terrains non nécessaires à l'Administration portuaire. En résumé, les options liant l'APS et GNL Québec couvrent une superficie supérieure à ce qui est nécessaire à l'implantation du complexe. Aucun projet d'expansion n'est prévu », conclut l'entreprise.
Le conseiller municipal Marc Pettersen
Marc Pettersen exclut l'idée de voter pour Dominic Gagnon
(Denis Villeneuve) - Le conseiller sortant du district 10, Marc Pettersen, exclut l'idée de voter pour le candidat du Parti des citoyens de Saguenay (PCS), Dominic Gagnon, estimant qu'il n'a pas les qualités nécessaires pour devenir le prochain maire et qu'en plus, il donne l'impression de vouloir perpétuer le modèle de gestion autocratique de Jean Tremblay.
Au lendemain de l'annonce du premier engagement du candidat du PCS concernant les modifications à apporter au service d'urbanisme, M. Pettersen affirme que M. Gagnon ne possède pas les connaissances nécessaires pour bien apprécier ce qui ce passe au sein de l'administration du service. Selon lui, l'administration Tremblay a instauré au sein de la ville un nouveau modèle de gestion sous l'inspiration de la firme Raymond Chabot, qui a eu pour effet d'éloigner les citoyens des fonctionnaires municipaux capables d'apprécier les dossiers. « Ils ont instauré l'Internet au service des permis, ce qui fait en sorte que tu peux faire tes demandes en ligne, mais tu passes par le même processus qu'auparavant. Je pense que c'est de la faute de la politique générale si ça ne fonctionne pas », explique M. Pettersen.
Il ajoute que le non-remplacement d'employés partant à la retraite ou en long congé de maladie et le recours à des firmes privées sont devenues une règle, et cela aura pour effets d'entraîner une perte d'expertise au sein de la ville, comme ç'a été le cas au ministère des Transports du Québec.
Concernant les propos de M. Gagnon, M. Pettersen affirme que le candidat du PCS incite les citoyens à agir de façon illégale en suggérant qu'il est possible de construire une remise sans obtenir de permis, mais que si un inspecteur circule dans le secteur, il aura la possibilité de vérifier la conformité.
S'exprimant au sujet de l'installation d'affiches par Lux Gouverneur dans le secteur de l'Aéroport de Bagotville, le long du boulevard Talbot, M. Pettersen affirme que les élus ont dû intervenir puisque le propriétaire souhaitait installer des affiches démésurément grandes, ce qui aurait ouver la porte à toutes sortes d'exagérations d'autres commerçants.
M. Pettersen constate que depuis juin dernier, l'administration du maire Tremblay est en guerre avec lui et dit compatir avec la chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, qui, depuis quatre ans, subit les attaques des conseillers du PCS.