Le Conseil de l'industrie forestière du Québec travaille sur un projet visant à favoriser le recrutement de main-d'oeuvre.

Besoin criant de main-d'oeuvre chez PFR

Après les mesures tarifaires avec les États-Unis, la situation du caribou forestier et les campagnes menées par la multinationale Greenpeace, une autre menace plane sur l'industrie forestière. Le renouvellement de la main-d'oeuvre est appréhendé par les hauts dirigeants de produits forestiers Résolu (PFR).
Que ce soit en scierie ou dans les papetières, toutes les sphères des opérations seront affectées par le manque de ressources. Les besoins sont criants.
«C'est extrêmement préoccupant pour nous. D'ici les quatre prochaines années, 800 emplois seront à pourvoir dans la région, principalement à la suite des départs à la retraite», affirme Karl Blackburn, porte-parole de Résolu. En effet, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, sur les 2200 emplois directs chez Résolu, près de 40% de ceux-ci seront à renouveler.
«Nous ne sommes pas les seuls à vivre le phénomène de manque de relève. C'est l'ensemble de l'industrie forestière qui fait face à cette problématique importante. Notre industrie est en changement perpétuel. Nous offrons des emplois dans un environnement sécuritaire et des conditions de travail très avantageuses», poursuit-il.
Pour pallier à la situation, PFR mise sur le développement de programmes spécifiques avec les institutions scolaires afin de permettre à ses travailleurs de pouvoir gravir les échelons et ainsi aspirer à des postes de gestion.
Des activités de promotions pour mettre en valeur les différents métiers disponibles sont aussi mises en place dans les différents salons et foires de l'emploi.
À l'interne, le personnel est même mis à contribution. «Nous invitons les travailleurs à nous aider à dénicher des amis ou membres de la famille qui auraient potentiellement les compétences pour venir travailler chez nous. Ces recherches sont récompensées. Nous mettons énormément d'énergie pour pallier à ce défi important pour le futur.»
M. Blackburn ajoute que le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ) travaille également sur un projet visant à favoriser le recrutement de main-d'oeuvre.
«L'année 2017 va certainement permettre au CIFQ d'adresser cette situation pour l'ensemble des secteurs d'activités dans son giron. C'est un domaine exceptionnellement louable. Nous avons du travail à offrir.»
Enfin, Résolu persiste à croire que les jeunes qui souhaitent demeurer en région ont leur place au sein de ses différentes filiales. Mais encore faut-il qu'ils possèdent les qualifications pour les emplois proposés. Dans les scieries, le manque de mécaniciens, manoeuvres, électriciens et gens au rabotage ou au séchage est clair. Il en est de même pour les postes de papetiers.
Manque de ressources dans le transport
Le manque de ressources dans l'industrie du transport routier a des impacts directs chez Produits forestiers Résolu. La situation cause des problèmes, surtout dans le secteur de l'approvisionnement.
«Les équipements sont disponibles, mais les transporteurs ne parviennent pas à combler leurs besoins en matière d'opérateurs. Nous sommes en contact quotidien avec les compagnies», commente Pierre Levasseur, directeur des approvisionnements en fibre chez Résolu.
«Nous avons huit usines de pâtes et papiers à approvisionner au Québec. Lorsque les besoins changent pour toutes sortes de raisons, nous devons redistribuer les forces pour être en mesure de faire transporter les volumes dont nous avons besoin. Nous avons parfois des difficultés à monter nos inventaires. Les défis sont importants, surtout en cette période des Fêtes où les arrêts de transport sont plus longs», ajoute-t-il.
M. Levasseur précise que la situation est généralisée à travers l'ensemble de la province.