Bébé heurté à mort par un luminaire: un bête accident

La mise en marche d’un jouet accroché à un lustre a fait tomber le luminaire sur la tête de la petite Anaïs Tremblay. Elle est morte d’un traumatisme crânien sévère secondaire, alors qu’elle était assise sur la table de la cuisine de ses grands-parents. Il s’agit d’un bête accident sans aucun élément criminel.

Le coroner Steeve Poisson a rendu son rapport, mardi matin, et il conclut à une mort accidentelle du bébé d’environ deux mois.

Le 6 juillet 2018, les parents de la petite Anaïs, qui demeurent à Sagard, se rendent chez la grand-maman du bébé à La Baie.

La mère, la grand-mère et une tante ont donné le bain au poupon et elles l’ont ensuite installé sur la table de la cuisine.

Celles-ci avaient entrepris de rhabiller le poupon lorsque le drame est survenu.

Un jouet musical pour enfant avait été installé à l’aide d’une corde au lustre au-dessus du bébé.

Au moment où une personne a tiré sur la corde pour actionner le jouet, dans le but d’amuser et de distraire le poupon, le lustre s’est décroché du crochet au plafond et est tombé sur le bébé.

Après le choc, malgré une lacération au front et un saignement abondant, la petite fille est demeurée consciente. Elle pleurait.

Dans le rapport, le coroner rappelle les circonstances du décès de l’enfant de Sophie Houde et Jimmy Tremblay.

Les parents ont immédiatement appelé le 911 et le poupon a rapidement été conduit, par les services ambulanciers, vers l’hôpital baieriverain.

« En arrivant à l’hôpital de La Baie, vers 19 h, l’enfant est tombé en arrêt cardiorespiratoire. Des manœuvres de réanimation ont été entreprises et l’enfant a été réanimé. Le pronostic était sombre. Elle avait une fracture enfoncée du crâne avec hydrocéphalie et hémorragie intraventriculaire massive », écrit le coroner Poisson.


«  Selon le rapport policier, le lustre était installé au-dessus de la table au même endroit depuis 17 ans. Il était suspendu au plafond un peu plus loin que le contact électrique, à une chaîne par un crochet vissé. Le crochet a cédé au moment où l’on tirait sur la corde du jouet musical qui y avait été accroché. Après la chute, le lustre était toujours branché à l’électricité du plafond.  »
Coroner Steeve Poisson

Transport en avion

Face à la gravité des blessures et à l’urgence de la situation, les médecins demandent un transport par avion vers l’Hôpital Général de Montréal.

Pendant le transport entre l’hôpital baieriverain et l’aéroport de Bagotville, Anaïs s’est retrouvée une autre fois en arrêt respiratoire.

La décision est alors prise de la diriger vers l’hôpital de Chicoutimi. Son décès a été constaté à 23 h 33.

Comme les blessures ayant entraîné la mort de l’enfant sont bien documentées dans le dossier médical de l’hôpital régional, aucune autre expertise additionnelle n’a été ordonnée.

Les enquêteurs du Service de police de Saguenay (SPS) ont été amenés à enquêter sur les circonstances entourant ce décès.

Il a été mentionné que le lustre, qui est tombé sur le corps de l’enfant, était au même endroit depuis de nombreuses années.

« Selon le rapport policier, le lustre était installé au-dessus de la table au même endroit depuis 17 ans. Il était suspendu au plafond un peu plus loin que le contact électrique, à une chaîne par un crochet vissé. »

« Le crochet a cédé au moment où l’on tirait sur la corde du jouet musical qui y avait été accrochée. Après la chute, le lustre était toujours branché à l’électricité du plafond », explique le coroner.

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AUCUNE RECOMMANDATION

(Stéphane Bégin) – Dans son rapport, le coroner Steeve Poisson n’émet pas de recommandations quant à l’utilisation de ces jouets ou les endroits où il ne faudrait pas les accrocher.

À la suite de la publication des détails du rapport du coroner, certaines personnes ont questionné la pertinence, pour les médias, de revenir sur cette triste histoire. 

Il faut savoir que les rapports des coroners sont transmis à tous les médias qui en font la demande et ils sont publics. 

Ces rapports permettent de résumer les conclusions du coroner et écarter, si cela devait être le cas, tous les soupçons qui auraient pu peser sur les épaules des personnes impliquées. 

Il s’agit d’une mort accidentelle, ce qui implique que les parents, les grands-parents et autres personnes qui étaient près de l’enfant ne seront pas accusés.

La publication du rapport permet aussi de sensibiliser les parents de jeunes enfants du danger d’accrocher un jouet à un lustre ou à un autre objet.