La présidente du Syndicat de l’enseignement du Saguenay (SES), Aline Beaudoin, s’attendait à recevoir un peu plus d’informations sur les modalités de la réouverture des classes, lundi, de la part du gouvernement.
La présidente du Syndicat de l’enseignement du Saguenay (SES), Aline Beaudoin, s’attendait à recevoir un peu plus d’informations sur les modalités de la réouverture des classes, lundi, de la part du gouvernement.

Beaucoup de questions pour les enseignants à Saguenay

La présidente du Syndicat de l’enseignement du Saguenay (SES), Aline Beaudoin, s’attendait à recevoir un peu plus d’informations de la part du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, à la suite de son point de presse, lundi. Si beaucoup de questions demeurent pour l’instant sans réponse pour les enseignants, la présidente voit tout de même le retour en classe d’un bon oeil.

« On s’attendait à plus, plus de consignes, plus de directives, plus de tout ! Il ne nous donne pas de réponses, je pense qu’il faudra les trouver nous-mêmes », a noté d’entrée de jeu Mme Beaudoin, dans un entretien téléphonique avec Le Quotidien. « Mis à part le nombre de 15 enfants dans les classes, il n’avait aucune autre consigne sur la sécurité des professeurs. C’est un peu ça qui nous inquiète, aujourd’hui », a-t-elle souligné.

Mitigée, elle a avoué que ce manque de détails pourrait peut-être avoir un bon côté. « Ils laissent peut-être plus d’espace pour que les organisations puissent gérer elles-mêmes les choses. Chaque école est construite de façon différente et elles pourront voir elles-mêmes comment elles vont opérationnaliser tout ça », a-t-elle continué.

Le syndicat travaillera étroitement avec les commissions scolaires dès les prochains jours, tout comme les équipes-écoles qui s’affaireront rapidement avec les directions scolaires, pour bien mettre sur pied les plans de réouverture des écoles. Une lourde tâche les attend pour les prochaines semaines. « Nous allons faire de notre mieux et lorsque nous aurons des questions, nous allons nous adresser aux ministres. C’est de l’ajustement, mais nous faisons confiance aux enseignants. Nous allons commencer par le vivre et nous allons nous ajuster », a-t-elle indiqué.

Elle notait que le délai de deux semaines alloué entre l’annonce et la réouverture des classes dans la région laisserait du temps aux professeurs pour bien s’organiser. Elle imagine qu’ils rentreront en classe avant les élèves. « Il faut voir ça d’un bon oeil, la vie reprend tranquillement », a-t-elle laissé tomber.