Les bateaux touristiques, comme La Marjolaine et les bateaux-mouches, ne font pas partie des services maritimes essentiels.
Les bateaux touristiques, comme La Marjolaine et les bateaux-mouches, ne font pas partie des services maritimes essentiels.

Bateaux touristiques: la saison de La Marjolaine retardée

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
De nouvelles directives émises par Transport Canada, dimanche, forcent la direction des Navettes maritimes du Fjord à reporter au 1er juillet le début de la saison touristique du bateau La Marjolaine, ainsi que des bateaux-mouches qui effectuent la navette entre Sainte-Rose-du-Nord, Rivière-Éternité, L’Anse-Saint-Jean jusqu’à Tadoussac.

Selon Patrick Bérubé, directeur général de Promotion Saguenay, organisme qui exploite les croisières, les préparatifs sont débutés en prévision de la prochaine saison et La Marjolaine a quitté son port d’attache hivernal prématurément, à L’Isle-aux-Coudres, pour accoster au Saguenay. Après l’inspection, le chantier maritime de l’île avait besoin d’espace pour accueillir des bateaux offrant des services essentiels.

Dimanche dernier, Transport Canada a annoncé qu’à compter du 6 avril 2020, les nouvelles mesures interdisent d’exploiter tout navire commercial d’une capacité de plus de 12 passagers pour mener des activités non essentielles, comme des activités touristiques ou récréatives. Ces mesures resteront en vigueur au moins jusqu’au 30 juin.

Habituellement, la saison des croisières sur le Saguenay débute en juin, de sorte que des clients ayant nolisé des croisières ont dû être rejoints pour les informer de la situation. « Nous allons nous ajuster en fonction des directives émises », mentionne M. Bérubé.

Parmi les maires des municipalités touchées, le maire anjeannois Lucien Martel affirme ne pas être surpris de la situation, compte tenu de la pandémie de COVID-19. Il se console en ajoutant que la saison intense débute le 1er juillet.

« Notre plus grande inquiétude est de savoir si les touristes européens seront au rendez-vous. On espère que les Québécois voyageront au Québec, sinon il y aura un impact sur la fréquentation des terrains de camping, l’hébergement et les navettes maritimes. »

Les directives de Transport Canada auront également un impact dans un secteur autre que le tourisme, puisque les exploitants de traversiers et de navires de passagers menant des activités essentielles devront réduire immédiatement de 50 % le nombre maximal d’occupants à bord. L’objectif est de mettre en application la règle d’éloignement physique de deux mètres.

Ils pourront également mettre en place de nouvelles mesures pour réduire les risques de transmission de la COVID-19 aux passagers à bord de leurs navires, comme le fait de demander aux passagers de rester dans leur véhicule dans la mesure du possible et l’application de pratiques de nettoyage et d’hygiène renforcées.

Les nouvelles mesures ne s’appliquent pas aux navires de passagers comme les traversiers, les bateaux-taxis et les navires-hôpitaux; aux navires de charge, aux barges, aux bateaux de service, aux bateaux de pêche et aux autres navires commerciaux exploités pour contribuer aux activités de réapprovisionnement et à la circulation des marchandises dans la chaîne d’approvisionnement du Canada.