Les deux dômes d’entreposage sont déjà en construction, près des bureaux de l’Administration portuaire du Saguenay.

Barrette-Chapais investit 17M$ à Grande-Anse

L’entreprise Barrette-Chapais a confirmé mardi un investissement important du côté du Port de Saguenay, alors que deux dômes d’entreposage et un système de convoyeurs seront construits au coût de 17 M $ pour stocker, avant l’expédition par bateaux, la granule industrielle qui sera produite dès cet été à leur usine en construction actuellement à Chapais.

Pour permettre la réalisation de ce projet économique, le gouvernement du Québec fournit une aide financière de 6 847 000 $ à même le Programme de soutien aux investissements dans les infrastructures de transport maritime. Cette enveloppe prévoit 200 millions de dollars jusqu’en 2020.

Environ 25 emplois directs seront créés, dont vingt en transport. Les autres employés, qui s’occuperont du chargement des navires, seront du côté d’Arrimage Québec.

L’annonce a été faite dans les locaux de l’Administration portuaire du Saguenay (Port de Saguenay) en compagnie d’une panoplie d’acteurs politiques, dont le ministre des Transports, François Bonnardel. « Notre gouvernement est fier de soutenir financièrement des projets qui contribuent au développement économique régional et permettent d’accroître l’offre de service en transport maritime. C’est un levier important de l’économie québécoise qui permet à des entreprises comme Barrette-Chapais d’exporter leurs produits outre-mer », a-t-il mentionné par voie de communiqué.

Lors du point de presse, il a ajouté qu’il se réjouissait de savoir que les équipements de Barrette-Chapais seront partiellement offerts à la location à d’autres entreprises qui auraient besoin d’espace pour leurs produits au terminal maritime de Grande-Anse.

Le président-directeur général de Barrette-Chapais était évidemment sur place, content d’investir au Saguenay-Lac-Saint-Jean, sa région voisine. « Merci d’avoir cru en notre projet, a-t-il lancé aux ministres et aux administrateurs de Port de Saguenay. Ça fait quatre ans que nous travaillons à attacher tous les morceaux. Les granules, ça ouvre un réel potentiel pour l’industrie forestière au Québec. C’est un nouveau marché en pleine effervescence », a-t-il indiqué. Plus tard en entrevue avec Le Quotidien, il a tenu à mentionner qu’il s’agissait bien de granules industrielles, et non pas pour le marché résidentiel. Ainsi, il ne se dit pas touché par une tendance nouvelle où des villes réglementent le chauffage résidentiel au bois.

Selon Benoit Barrette, environ 5500 camions emprunteront les routes de la région pour se rendre à Grande-Anse. Au total, dans une année, ce sont 210 000 tonnes de granules qui seront entreposées, puis expédiées vers les marchés européens. Ceci se traduira par sept navires d’une capacité de 30 000 tonnes qui navigueront sur le Saguenay chaque année.

Toutefois, il a aussi expliqué qu’au total pour l’entreprise, il s’attendait à une diminution de moitié du total de camions utilisés actuellement (10 000). Il a expliqué que le procédé de fabrication des granules ne gardait que 5 % d’eau dans le bois, alors que les sous-produits transportés actuellement contiennent jusqu’à 50 % d’eau. Il s’agit d’un gain considérable, estime-t-il.

Le président-directeur général de Barrette-Chapais, Benoit Barrette, était accompagné des ministres Andrée Laforest et François Bonnardel. Du côté de l’Administration portuaire du Saguenay, le directeur général, Carl Laberge, se tenait aux côtés de son nouveau président, Stéphane Bédard.

Le directeur général de l’Administration portuaire, Carl Laberge, était bien heureux de voir aboutir concrètement ce projet. Les travaux sont d’ailleurs déjà débutés sur le site, tout juste derrière les bureaux administratifs. Contrairement aux autres projets économiques en lien avec le port de Grande-Anse, à savoir GNL et BlackRock, il n’était pas nécessaire d’obtenir d’autorisations environnementales pour aller de l’avant. « Pour nous, c’est un projet de construction », a-t-il souligné. Selon lui, il n’y avait aucun élément déclencheur du côté des exigences environnementales qui aurait amené les longs processus nécessaires pour les autres projets. Les terrains sont loués à Barrette-Chapais.

L’usine en construction, Granules 777, sera réalisée au coût total de 70 millions $. Elle est adjacente à l’usine de Barrette-Chapais, dont elle sera en grande partie la propriété.