Avant la tenue de l’évènement, plusieurs tests ont été faits avec des ergothérapeutes afin de s’assurer que la ballade serait sécuritaire pour les participants.

Balade à moto pour une bonne cause

Retrouver un sentiment de liberté après avoir perdu le contrôle de son propre corps, voilà le rêve que voulaient offrir les organisateurs de l’édition pilote La ride des couleurs aux personnes atteintes de Dystrophie musculaire. Samedi après-midi, en plus d’un convoi de 84 motos venues d’un peu partout en province, 10 participants atteints de cette maladie dégénérative ont pu vivre l’expérience inoubliable de se promener à Jonquière à bord d’une moto adaptée.

Cette idée on ne peut plus originale a germé dans l’esprit de la coordonnatrice québécoise de Dystrophie musculaire Canada, Maryse Thibeault, il y a deux mois à peine.

Des motos à trois roues ont été mis à la disposition des participants pour une plus grande stabilité.

« Partout au pays, les groupes H.O.G (Harley Davidson Owners Groups) sont associés à la dystrophie musculaire, mais il n’y avait rien du genre par chez nous. J’ai donc décidé d’approcher Christian Gagné, le directeur du Chapitre Saguenay et nous en sommes venus à l’idée folle de faire vivre une ballade à vélo à des patients. Nous avons fait quelques tests avec des ergothérapeutes pour finalement se faire dire que ce serait possible ! », raconte fièrement Mme Thibeault au Quotidien.

Pour cette première édition pancanadienne, l’organisation attendait une vingtaine de motos et espérait amasser 500 $ pour venir en aide aux personnes atteintes de dystrophie musculaire. C’est donc avec une énorme surprise qu’ils ont accueilli les 84 motos qui s’étaient déplacées pour l’occasion, sans compter le chèque de 4544 $ dévoilé en fin d’après-midi.

Une dizaine de conducteurs bénévoles ont permis aux patients atteints de dystrophie musculaire de vivre l’expérience inoubliable d’une ballade à moto.

« C’est au-delà de tout ce qu’on aurait pu espérer et nous serons définitivement de retour l’an prochain pour une deuxième année », souligne la coordonnatrice qui aimerait bien faire mentir les chiffres à nouveau l’an prochain.

Rappelons que la dystrophie musculaire se caractérise par une dégénérescence musculaire progressive dont 22 % des personnes atteintes proviennent du Saguenay-Lac-Saint-Jean, faisant de nous la région la plus touchée au Canada.