La séance du conseil de ville de Saguenay s’est tenue en vidéoconférence. Seule Josée Néron, le directeur général et la greffière étaient à l’hôtel de ville.
La séance du conseil de ville de Saguenay s’est tenue en vidéoconférence. Seule Josée Néron, le directeur général et la greffière étaient à l’hôtel de ville.

Baisse de salaire : un avis de motion accepté par les élus de Saguenay

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien
Après plusieurs rebondissements, les élus de Saguenay ont finalement accepté un avis de motion visant une baisse de salaire de 5000 $ rétroactive au 1er janvier 2020. L’avis, déposé lundi soir par la mairesse Josée Néron lors de la séance ordinaire du conseil municipal tenue en vidéoconférence, devra faire l’objet d’un vote lors du prochain conseil.

Le 2 mars dernier, un avis de motion avait été rejeté par six conseillers, mais quelques jours plus tard, soit le 10 mars, lors de la séance d’arrondissement de Jonquière, quatre élus municipaux s’étaient finalement ralliés à la majorité après que Kevin Armstrong ait soumis une proposition de résolution. Il ne restait donc que Marc Pettersen et Martin Harvey à convaincre. Les élus gagnent actuellement 52 000 $. Ce montant est majoré s’ils siègent sur des comités.

La mairesse Josée Néron s’est évidemment réjouie que ce dossier soit finalement en voie d'être réglé.

« Je l’avais dit le 2 mars, il y a des conversations qui devaient se tenir et nous les avons tenues. Ce soir, il y avait un avis de motion à déposer et je tenais à le faire moi-même », a déclaré la mairesse Néron lors d’un entretien téléphonique à la suite de la séance qui a été tenue en version écourtée. En effet, plusieurs éléments de l’ordre du jour ont dû être mis de côté, notamment parce que les consultations publiques n’étaient pas possibles. 

« Nous avons gardé tout ce qui était possible et tout ce qui pouvait avancer », a expliqué Mme Néron.

Même si la séance était tenue à huis clos, les citoyens pouvaient tout de même poser leurs questions. Ils devaient les faire parvenir à la greffière avant 18 h et deux d’entre eux s’étaient prévalus de leur droit.

Plus de pouvoirs pour le directeur général

Plusieurs sujets à l’ordre du jour touchaient évidemment la crise de la COVID-19. C’était notamment le cas des pouvoirs accrus qui ont été accordés au directeur général Jean-François Boivin.

La mairesse Josée Néron a expliqué que cette décision avait pour but de lui donner plus de souplesse et une plus grande rapidité d’exécution. Elle assure que cette décision a été prise en lien avec la pandémie. M. Boivin pourra donc, entre autres choses, avoir plus de latitude dans le réaménagement des convections collectives selon le plan municipal en gestion de risques.

Fait important, la délégation de pouvoirs à Jean-François Boivin est nominative. C’est donc dire que s’il doit s’absenter, la personne qui le remplace n’aura pas ce pouvoir. 

Seul le conseiller Marc Pettersen s’est opposé à la mesure, prétextant que les conseillers pouvaient se rencontrer rapidement en vidéoconférence pour prendre des décisions.

Achat de masques

La mairesse Josée Néron a dû exercer son pouvoir d’urgence en vertu de l’article 593.2 de la Loi sur les cités et villes. Elle a pris la décision d’investir un montant de 335 152,13 $ pour l’achat de 30 000 masques N95 et de gel désinfectant. La loi lui permet de passer un contrat de gré à gré lorsqu’une situation urgente se présente.

« Je l’ai fait pour assurer la sécurité des employés municipaux, donc de la population », a-t-elle précisé.

Taxes municipales et Hydro-Jonquière

La séance du conseil a permis de confirmer le report du deuxième paiement de taxes municipales prévu le 15 juin au 31 août 2020. Les gens qui ont fait un chèque ont obtenu l’assurance qu’il ne sera déposé que le 31 août. Par contre, ceux qui ont programmé un virement bancaire doivent s’assurer de changer eux-mêmes la date.

De plus, il a été confirmé qu’Hydro-Jonquière allait se soumettre aux mêmes allégements qu’Hydro-Québec en lien avec les intérêts, notamment.

Toujours en lien avec la COVID-19, le conseiller Carl Dufour annoncé que le Festival REGARD avait un manque à gagner de 150 000 $ en raison de l’annulation de l’édition 2020. Pour assurer un fonds de roulement minimal, Saguenay avance un montant de 90 000 $ dès maintenant et ajoute une aide d’urgence de 60 000 $ en attendant les mesures du gouvernement.