Centrale Jim Gray,
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Bail de la rivière Shipshaw: Sylvain Gaudreault en veut plus de PFR

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a réitéré jeudi son souhait d’un bail pour l’utilisation de la force hydraulique de la rivière Shipshaw plus contraignant pour PFR, avec plus de garanties concernant les investissements structurants de la papetière.

Le porte-parole de l’Énergie du Parti québécois s’est adressé aux membres du gouvernement, jeudi, en demandant de revoir les termes du projet de loi 50 sur le renouvellement du bail de la rivière Shipshaw, mais a également assuré qu’il était en accord avec le principe du projet de loi.

La première chose que M. Gaudreault demande, c’est la transparence des chiffres des investissements faits par le passé par la papetière.

« La première chose à faire, c’est la comptabilité du 150 M$ du bail précédent, jusqu’à aujourd’hui. Le ministère a signé une lettre comme quoi la compagnie a rempli son obligation du 150 M$, mais on veut savoir comment. Il faut aussi demander la reddition de compte pour le reste des installations sur la rivière Shipshaw. Ça, on ne l’a pas encore eu. C’est le minimum en termes de transparence quand on fait affaire avec nos ressources naturelles qui sont uniques au monde. »

De plus, M. Gaudreault croit que le montant d’investissements revu à la baisse à 100 M$ pour les 10 prochaines années et renouvelable pour un autre 10 ans est insuffisant. « Si on applique la loi telle qu’elle est présentée, on se retrouverait avec des investissements de seulement 200 M$ jusqu’en 2042 de la part de la compagnie, ce qui nous apparaît insuffisant. »

Le candidat à la chefferie du Parti québécois aimerait aussi que le gouvernement change la date du début du calcul des investissements. « Dans ce projet de loi, le compteur des 100 M$ prévus, le gouvernement le part le 1er avril 2018. Ça veut dire qu’il y a de l’argent déjà dépensé qui serait inclus dans le nouveau 100 M$. J’ai questionné les responsables de Produit forestiers Résolu et seulement avec les investissements faits à la scierie de La Doré, 50 M$ sont déjà investis depuis 2018. Ça veut dire qu’au moins la moitié déjà du montant prévu est déjà investi. À ça, il faut ajouter les autres investissements ailleurs. Ça veut dire qu’au net, en adoptant le projet de loi tel qu’il est, ce n’est pas un vrai 100 M$. Il faut revoir la date, pas au 1er avril 2018, mais au minimum à la date de l’adoption du projet de loi. »

M. Gaudreault souhaite également que le terme « usine » soit changé pour « machine » dans la résiliation du bail si PFR ferme une usine. « Quand on dit qu’on va résilier le bail si la compagnie ferme une usine, il faut plus parler de machine. Par exemple, dans le temps de la pandémie, la compagnie a fermé deux machines sur trois à Alma, mais l’usine continuait de fonctionner. Ç’a l’air niaiseux comme ça, mais une machine, ça représente près d’une centaine de travailleurs. »