Les avions gros porteurs comme les Boeing 737 de Sunwing doivent se stationner loin de l’aérogare, car le tarmac ne peut en supporter le poids.

Bagotville: Martel demande l’intervention du ministre

Le député fédéral Richard Martel demande au ministre des Transports, Marc Garneau, d’intervenir afin d’aider Promotion Saguenay à mettre aux normes le tarmac de l’aérogare civile de Bagotville. Il ne demande rien de moins que la « collaboration » du ministre « afin de permettre à l’aéroport de Saguenay-Bagotville de soumettre une demande de subvention à votre ministère et ainsi réparer la vieille partie du tarmac pour la rendre sécuritaire et la mettre aux normes environnementales ». Un projet estimé entre 3 et 4 millions $.

Le problème, c’est que le dossier est dans un dédale administratif, car deux ministères fédéraux se renvoient la balle lorsque la ville demande de l’aide financière.

Le député conservateur soutient que le ministère fédéral des Transports refuse de subventionner les travaux du tarmac, car l’aéroport appartient au ministère de la Défense nationale. Mais la Défense nationale ne veut pas effectuer les travaux, car elle a cédé la gestion de l’aérogare à la ville. Or, le ministère des Transports ne reconnaît pas le bail signé en 2010 liant Saguenay à la Défense nationale jusqu’en 2035.

« Même si la Défense nationale du Canada a convenu de l’exploitation du tarmac par une convention de bail de la ville de Saguenay, le ministère des Transports ne reconnaît pas l’autorité de la ville ainsi que son gestionnaire sur le tablier, rendant ainsi inadmissible toute demande de financement du projet de mise aux normes par les instances gouvernementales », dénonce Richard Martel, ajoutant que le major Carl Gravel, des opérations immobilières de Bagotville, a envoyé une lettre d’appui à la démarche de Promotion Saguenay.

Structure défaillante

Selon le député Martel, le stationnement qui accueille les aéronefs civils à Bagotville n’a pas été refait depuis plus de 60 ans, alors que la durée de vie normale de ce type d’installation est de 30 à 40 ans.

Cela fait en sorte que les gros avions comme les Boeing 737 de Sunwing ne peuvent l’utiliser, car son tablier n’a pas la capacité portante pour les accueillir. Par conséquent, Sunwing doit laisser ses avions au fond du stationnement, sur la partie rénovée, obligeant les passagers à couvrir la distance à partir de l’aérogare dans des navettes de la STS, ce qui entraîne des coûts importants pour le gestionnaire Promotion Saguenay.

« Les dommages actuels au béton augmentent les risques d’accident. Les crevasses, les trous et les morceaux qui s’en désagrègent à l’occasion peuvent également causer des dommages aux appareils et aux trains d’atterrissage », ajoute le député. (N.D.L.R. : Les aires de trafic des aéronefs doivent être exemptes de tout ce qui pourrait être avalé par les immenses turbines des avions comme de petits morceaux de béton, car tout dommage pourrait mener à une catastrophe aérienne ou, à tout le moins, causer des dégâts de plusieurs centaines de milliers de dollars.)