Si Jacynthe Dallaire avait su qu'un si court voyage de cinq jours de l'autre côté de l'océan Atlantique était pour lui causer autant de problèmes, elle ne l'aurait jamais fait.

Avoir su, Jacynthe Dallaire n'aurait pas voyagé

Si Jacynthe Dallaire avait su qu'un si court voyage de cinq jours de l'autre côté de l'océan Atlantique était pour lui causer autant de problèmes, elle ne l'aurait jamais fait.
L'ancienne présidente du conseil d'administration du Festival forestier de Shipshaw confirme s'être rendue à Paris et à Strasbourg, en France, en 2010 au nom de son organisation. Elle était accompagnée de son conjoint, de l'ex-conseiller municipal, Fabien Hovington et de sa conjointe. Les deux conjoints ont payé leur voyage en totalité, alors que l'organisation a défrayé les dépenses pour les deux représentants du festival.
Cette histoire s'ajoute à une autre affaire de voyage aux frais du public pour Fabien Hovington. En septembre 2013, après une visite en Norvège pour le Championnat du monde de coupe de bois, le groupe s'était rendu sur la Côte d'Azur avec l'argent du festival et de Promotion Saguenay.
Cinq journées au soleil pour M. Hovington et sa conjointe, pour Pierre Guillot (conseiller politique à la mairie) et sa conjointe, de même que pour le président et la directrice générale du festival, Yvon Barrette et Isabelle Bélanger.
Cette fois-ci, le périple en sol européen devait permettre à Mme Dallaire et M. Hovington d'aller chercher des idées pour améliorer l'organisation des compétitions à Shipshaw. Et ça valait la peine selon l'ex-présidente.
Après deux journées à Strasbourg, le quatuor est revenu sur Paris (aucun vol direct entre Strasbourg et Montréal) et y a passé deux journées. Les dépenses des deux représentants étaient assumées par le Festival forestier de Shipshaw.
« Je n'ai pas organisé le voyage. Ce fut fait par la direction du festival. On y allait pour un total de cinq jours », raconte Mme Dallaire, en entrevue avec Le Quotidien.
« À notre arrivée à Paris, nous sommes demeurés sur place pour récupérer du voyage et du décalage horaire. Le lendemain, nous nous sommes rendus à Strasbourg. Nous y avons passé deux jours fructueux pour le festival, car nous avons récolté beaucoup d'informations et d'idées pour améliorer notre événement. À Strasbourg, ce n'était pas des vacances. On a rencontré plusieurs personnes et on a pu améliorer les choses pour Shipshaw », se remémore Mme Dallaire.
Par la suite, le groupe a donc regagné Paris et y a passé deux jours.
« Oui nous avons pris deux journées à Paris. Il faut savoir que l'on venait de faire un voyage de six heures d'avion, de vivre un décalage horaire de six heures et on a passé une nuit debout. Il aurait donc fallu que l'on revienne tout de suite après quelques jours. Avoir su que c'était aussi épuisant, je ne l'aurais pas fait le voyage. »
« S'il le faut, je vais rembourser les deux jours que j'ai passés à Paris. Mais ce voyage, nous l'avons fait de bonne foi », indique Jacynthe Dallaire.