Peut-être les sont-elles vraiment dans la vie, mais si c’est le cas, elles cachent bien leur jeu. Les « Malcommodes » Isabelle Lepage et Julie Bourassa, deux enseignantes passionnées à l’emploi de la Commission scolaire De La Jonquière, s’apprêtent à relever le défi d’une vie. En octobre prochain, elles prendront part au rallye solidaire Cap Fémina Aventure, au Maroc. À huit mois du grand départ, le duo d’aventurières trépigne d’impatience à l’idée de se lancer dans une épopée qui mariera émotions fortes et action communautaire. Isabelle Lepage et Julie Bourassa enseignent toutes deux à l’école primaire Saint-Luc, l’une en maternelle, l’autre en première année. Elles sont amies depuis trois ans. L’an dernier, elles ont visionné un documentaire mettant en vedette la comédienne Mariloup Wolfe au sujet de Cap Fémina Aventure, un raid 100 pour cent féminin de 12 jours organisé par l’agence Maïenga, qui chapeaute aussi le rallye des Gazelles. Des collègues de travail ont par la suite annoncé qu’elles prendraient part à l’expédition. À ce moment, les regards d’Isabelle Lepage et de Julie Bourassa se sont croisés et, comme c’est souvent le cas chez les bons amis, leurs yeux ont échangé des signaux complices. Illico, elles ont lancé : « On le fait ! » Une heure plus tard, les deux mères de famille étaient inscrites à l’édition 2018 de l’événement. C’étaient les balbutiements d’une grande aventure qui culminera cet automne avec la prise d’assaut de dunes de sable et de zones de brousse à bord d’un véhicule 4X4, itinéraire et boussole en main. Le rallye occupe une part importante du périple, mais ce n’est pas tout. Le volet solidaire les amènera quotidiennement à poser des gestes pour soutenir la communauté locale. Elles iront peindre une école et rencontreront des femmes marocaines et leurs enfants. Le terme « solidaire » s’étend également au rallye en soi. Bien qu’il s’agisse d’une compétition, aucun prix n’est en jeu, et si des équipes rencontrent des participantes enlisées dans le sable en cours de trajet, elles devront s’arrêter pour leur venir en aide. Tout, dans cette épopée en sol marocain, est axé sur l’entraide et l’action collective. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’Isabelle et Julie ont décidé de mordre à pleines dents dans ce défi, lequel les propulse bien au-delà des frontières de leurs zones de confort. « On s’est inscrites en février l’an dernier. Au départ, on ne savait pas si on allait le faire en 2017 ou en 2018, mais on voulait prendre le temps qu’il faut pour planifier et établir notre stratégie. On ne voulait pas se stresser avec les sous parce qu’on avait 16 000 $ à amasser. On voulait se donner le temps de réfléchir aux actions qu’on allait poser et aux événements qu’on allait organiser », raconte Julie Bourassa, une enseignante de nature pétillante, dont émane une aura de bonne humeur contagieuse. Complémentaires Les deux femmes se complètent à merveille et incarnent l’équilibre caractéristique de nombreuses relations d’amitié. Cette complémentarité est impérative à l’aboutissement d’un projet aussi audacieux, nécessitant le déploiement d’une logistique importante et d’efforts colossaux à chaque étape de sa réalisation. Téméraire et énergique, Julie tiendra les commandes du véhicule dont Les Malcommodes prendront possession une fois arrivées au Maroc. C’était le plan initial, ont expliqué les deux femmes, mais une une formation en conduite hors des sentiers battus, au cours de laquelle elles ont pu apprendre les rudiments de la mécanique automobile, a été déterminante dans l’attribution des rôles. « Julie était une naturelle. Elle fonçait dans les trous et ça rentrait au poste ! Elle était très bonne et moi, je me suis dit que je serais probablement meilleure avec la boussole et le ‘‘Road Book’’ », raconte Isabelle Lepage. Dans le contexte, les habiletés de communicatrice de Julie et sa douce folie, mêlées aux qualités d’organisatrice et au cerveau cartésien d’Isabelle forment l’union idéale. Les deux amies sont aussi animées par un esprit de franchise. Chacune se sent bien en la présence de l’autre. Assez bien, du moins, pour envisager de vivre ensemble pendant deux semaines, 24 heures sur 24, collées l’une sur l’autre dans des conditions aux antipodes de leur quotidien. La confiance, pierre d’assise de la réussite de pareil défi, est mutuelle. Si des pépins surviennent, si la maladie frappe, Isabelle sera là pour Julie et vice versa. Cela dit, les coéquipières préfèrent s’attarder à la grandeur de l’objectif à atteindre et aux moyens pour y arriver plutôt qu’aux hypothétiques écueils. « On est tellement des filles positives dans la vie. On ne part pas vraiment avec des peurs ou des appréhensions. On le fait pour nous et on est vraiment fières. Ma seule crainte est peut-être de tomber malade. Julie me dit : ‘‘Pas grave si ça arrive, je serai là pour te flatter le dos’’ », lance Isabelle, esquissant un sourire sincère qui donne du crédit à la thèse d’une solide amitié entre les deux femmes. Sa collègue demeure convaincue que Cap Fémina soudera Les Malcommodes. Quittant le terrain des inquiétudes, Julie Bourassa signale qu’elle a plutôt choisi de ne rien laisser ternir l’image qui se forme dans sa tête lorsqu’elle songe au ciel étoilé du Maroc, à perte de vue au-dessus de sa tente, petite constellation sous la grande nébuleuse du désert.

Aventurières, solidaires et malcommodes

Peut-être les sont-elles vraiment dans la vie, mais si c’est le cas, elles cachent bien leur jeu. Les « Malcommodes » Isabelle Lepage et Julie Bourassa, deux enseignantes passionnées à l’emploi de la Commission scolaire De La Jonquière, s’apprêtent à relever le défi d’une vie. En octobre prochain, elles prendront part au rallye solidaire Cap Fémina Aventure, au Maroc. À huit mois du grand départ, le duo d’aventurières trépigne d’impatience à l’idée de se lancer dans une épopée qui mariera émotions fortes et action communautaire.

Peut-être les sont-elles vraiment dans la vie, mais si c’est le cas, elles cachent bien leur jeu. Les « Malcommodes » Isabelle Lepage et Julie Bourassa, deux enseignantes passionnées à l’emploi de la Commission scolaire De La Jonquière, s’apprêtent à relever le défi d’une vie. En octobre prochain, elles prendront part au rallye solidaire Cap Fémina Aventure, au Maroc. À huit mois du grand départ, le duo d’aventurières trépigne d’impatience à l’idée de se lancer dans une épopée qui mariera émotions fortes et action communautaire. 

Isabelle Lepage et Julie Bourassa enseignent toutes deux à l’école primaire Saint-Luc, l’une en maternelle, l’autre en première année. Elles sont amies depuis trois ans. L’an dernier, elles ont visionné un documentaire mettant en vedette la comédienne Mariloup Wolfe au sujet de Cap Fémina Aventure, un raid 100 pour cent féminin de 12 jours organisé par l’agence Maïenga, qui chapeaute aussi le rallye des Gazelles. Des collègues de travail ont par la suite annoncé qu’elles prendraient part à l’expédition. À ce moment, les regards d’Isabelle Lepage et de Julie Bourassa se sont croisés et, comme c’est souvent le cas chez les bons amis, leurs yeux ont échangé des signaux complices. Illico, elles ont lancé : « On le fait ! » Une heure plus tard, les deux mères de famille étaient inscrites à l’édition 2018 de l’événement. 

C’étaient les balbutiements d’une grande aventure qui culminera cet automne avec la prise d’assaut de dunes de sable et de zones de brousse à bord d’un véhicule 4X4, itinéraire et boussole en main. Le rallye occupe une part importante du périple, mais ce n’est pas tout. Le volet solidaire les amènera quotidiennement à poser des gestes pour soutenir la communauté locale. Elles iront peindre une école et rencontreront des femmes marocaines et leurs enfants. Le terme « solidaire » s’étend également au rallye en soi. Bien qu’il s’agisse d’une compétition, aucun prix n’est en jeu, et si des équipes rencontrent des participantes enlisées dans le sable en cours de trajet, elles devront s’arrêter pour leur venir en aide. Tout, dans cette épopée en sol marocain, est axé sur l’entraide et l’action collective. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’Isabelle et Julie ont décidé de mordre à pleines dents dans ce défi, lequel les propulse bien au-delà des frontières de leurs zones de confort.

« On s’est inscrites en février l’an dernier. Au départ, on ne savait pas si on allait le faire en 2017 ou en 2018, mais on voulait prendre le temps qu’il faut pour planifier et établir notre stratégie. On ne voulait pas se stresser avec les sous parce qu’on avait 16 000 $ à amasser. On voulait se donner le temps de réfléchir aux actions qu’on allait poser et aux événements qu’on allait organiser », raconte Julie Bourassa, une enseignante de nature pétillante, dont émane une aura de bonne humeur contagieuse. 

Complémentaires

Les deux femmes se complètent à merveille et incarnent l’équilibre caractéristique de nombreuses relations d’amitié. Cette complémentarité est impérative à l’aboutissement d’un projet aussi audacieux, nécessitant le déploiement d’une logistique importante et d’efforts colossaux à chaque étape de sa réalisation. 

Téméraire et énergique, Julie tiendra les commandes du véhicule dont Les Malcommodes prendront possession une fois arrivées au Maroc. C’était le plan initial, ont expliqué les deux femmes, mais une une formation en conduite hors des sentiers battus, au cours de laquelle elles ont pu apprendre les rudiments de la mécanique automobile, a été déterminante dans l’attribution des rôles.

« Julie était une naturelle. Elle fonçait dans les trous et ça rentrait au poste ! Elle était très bonne et moi, je me suis dit que je serais probablement meilleure avec la boussole et le ‘‘Road Book’’ », raconte Isabelle Lepage. 

Dans le contexte, les habiletés de communicatrice de Julie et sa douce folie, mêlées aux qualités d’organisatrice et au cerveau cartésien d’Isabelle forment l’union idéale. Les deux amies sont aussi animées par un esprit de franchise. Chacune se sent bien en la présence de l’autre. Assez bien, du moins, pour envisager de vivre ensemble pendant deux semaines, 24 heures sur 24, collées l’une sur l’autre dans des conditions aux antipodes de leur quotidien. La confiance, pierre d’assise de la réussite de pareil défi, est mutuelle. Si des pépins surviennent, si la maladie frappe, Isabelle sera là pour Julie et vice versa. 

Cela dit, les coéquipières préfèrent s’attarder à la grandeur de l’objectif à atteindre et aux moyens pour y arriver plutôt qu’aux hypothétiques écueils.

« On est tellement des filles positives dans la vie. On ne part pas vraiment avec des peurs ou des appréhensions. On le fait pour nous et on est vraiment fières. Ma seule crainte est peut-être de tomber malade. Julie me dit : ‘‘Pas grave si ça arrive, je serai là pour te flatter le dos’’ », lance Isabelle, esquissant un sourire sincère qui donne du crédit à la thèse d’une solide amitié entre les deux femmes. Sa collègue demeure convaincue que Cap Fémina soudera Les Malcommodes.

Quittant le terrain des inquiétudes, Julie Bourassa signale qu’elle a plutôt choisi de ne rien laisser ternir l’image qui se forme dans sa tête lorsqu’elle songe au ciel étoilé du Maroc, à perte de vue au-dessus de sa tente, petite constellation sous la grande nébuleuse du désert. 

Des mois de préparation

Au cours des derniers mois, Isabelle Lepage et Julie Bourassa ont vécu au rythme de Cap Fémina Aventure. Les participantes ont déniché des commanditaires et organisé une série d’événements pour amasser des fonds. Elles ont réalisé un petit coup de maître en s’assurant du soutien financier de La Voie Maltée, qui a accepté de les appuyer. Ce n’est donc pas un hasard si l’équipe porte le nom d’une bière emblématique de la microbrasserie régionale.

Chaque approche faite envers une entreprise en vue de solliciter son appui a été préalablement réfléchie de façon stratégique. L’objectif des deux femmes n’était pas de multiplier les commandites, mais plutôt de s’associer à des partenaires qui embarqueraient dans l’aventure avec le même entrain.

La Voie Maltée a donné le feu vert à la création d’un logo pour Les Malcommodes, élaboré à partir de celui de l’entreprise. L’image figure sur les casquettes vendues par Isabelle et Julie pour amasser des sous. La Voie Maltée a fourni de l’argent et de la bière pour certains événements. L’équipe a aussi trouvé une oreille attentive chez Voyages Carpe Diem et Duraltech, en plus de s’assurer du soutien de plusieurs autres compagnies. Ces gens d’affaires ont tous été touchés par l’initiative des femmes, qui se définissent comme des altruistes dans l’âme. Ils ont aussi compris le sérieux de la démarche des enseignantes, qui ont amassé 13 000 des 16 000 $ requis pour prendre part à Cap Fémina Aventure. Ça sent bon pour la suite puisque Julie et Isabelle sont à une signature près d’une entente avec une entreprise dont la contribution financière viendrait boucler le budget. 

Ventes de garage et soupers spaghettis

Entre une vente de garage et un souper spaghetti, Les Malcommodes redoublent d’ardeur pour garnir leur bourse. Après avoir atteint leur cible, elles continueront d’amasser de l’argent. L’excédent profitera au projet de rénovation de la cour de l’école Saint-Luc. Elles espèrent donc que les gens continueront de faire preuve de générosité en visitant leur page Facebook, Cap Fémina Les Malcommodes. 

En attendant le grand départ pour Marrakech, pas question de se tourner les pouces pour Isabelle Lepage et Julie Bourassa. L’heure sera bientôt à l’entraînement, avec l’aide d’un professionnel qui les aidera à développer endurance et force musculaire. Car pour affronter le désert, il faut que la tête, et le corps soient en bonne forme. Les aventurières, dûment vaccinées et certificat médical en main, seront toutefois bien encadrées sur le terrain et seront vues par un médecin deux fois par jour.