L'athlète et artiste originaire de Chicoutimi, Stéfanie Vallée, continue d'attirer l'attention en Chine, où elle vit maintenant à temps plein.

Aux Jeux en tant qu'artiste

L'athlète et artiste originaire de Chicoutimi, Stéfanie Vallée, continue d'attirer l'attention en Chine, où elle vit maintenant à temps plein. L'ex-championne canadienne de kayak en eau vive, qui a troqué la pagaie pour la peinture, présentera une exposition solo dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse à Nanjing, du 22 au 29 juillet.
Stéfanie Vallée a mis les bouchées doubles au cours des dernières années pour se faire connaître en tant qu'artiste dans l'Empire du Milieu et à l'international. Comme le dur labeur porte souvent ses fruits, c'est avec un sentiment de joie et d'excitation qu'elle a reçu l'invitation du comité olympique de présenter ses oeuvres. Trente-cinq tableaux regroupés sous l'égide de l'exposition Peindre sans pinceau: la vie passionnante d'une athlète et artiste, de la rivière à la ville, seront mis en relief. Il s'agit de la sixième exposition solo de Vallée et de sa quatrième en Chine. En 2010, elle a présenté Glace et Feu au pôle artistique m50 à Shanghaï, une ville de 17 millions d'habitants que l'amoureuse de plein air et de grands espaces a su apprivoiser. Les toiles qui seront soumises au regard du public de Nanjing forment une rétrospective des 10 ans de création artistique professionnelle de Stéfanie Vallée. La Saguenéenne de 39 ans y dépeint la transition relative à son déménagement en Chine, dans tous ses hauts et ses bas, et la transformation de son art en quatre étapes.
Fusion
Pour le comité olympique, la fusion symbiotique de l'art et du sport qui caractérise le parcours de Stéfanie était tout indiqué et la Chicoutimienne devenait la candidate parfaite.
«Une agente culturelle chinoise m'a trouvée en ligne. Elle sait très bien comment les choses fonctionnent ici et elle a été renversée de voir que j'ai réussi à percer le milieu de l'art le plus difficile au monde en moins de deux ans», explique l'artiste, qui s'est investie corps et âme dans la pratique du kayak dans l'espoir d'être sélectionnée pour les Jeux olympiques de 2008 à Beijing.
«Pourtant, j'ai choisi en cours de route de réorienter ma carrière vers mon art. En décidant de faire cette transition, je ne me doutais pas que mon art et ma carrière sportive feraient venir à moi les Jeux olympiques!», renchérit la femme de 39 ans.
Mgagnon@lequotidien.com