Michel Thiffault croit que Saguenay devra demander aux citoyens de cibler le grand projet à réaliser.

Aux citoyens de prioriser les grands projets, estime Michel Thiffault

Le conseiller municipal Michel Thiffault croit que Saguenay devra choisir le projet qui est prioritaire parmi les six grands projets qui se sont retrouvés sur la glace en raison du remodelage du budget 2020 et du plan triennal d’immobilisation 2020-2022. Il est d’avis que la population devra se prononcer quant au projet désiré.

Le représentant du district 3 a tenu à réagir après que la Ville ait pris la décision d’exclure six projets majeurs de la deuxième version du plan triennal d’immobilisation adopté le 30 décembre. Radio-Canada rapportait, vendredi, la déception du monde du soccer quant à cette décision.

L’élu, qui est également le président de la Commission des sports et du plein air, ne cache pas sa déception et assure comprendre celle des organismes, des bénévoles et des sportifs. M. Thiffault, lui-même sportif, comprend le désir de certaines personnes de rencontrer la Ville afin de collaborer et la création d’une pétition. Toutefois, il rappelle que « ça prend de l’argent et que c’est ça, le problème ». Il assure que dès le retour au travail, la commission se penchera sur le problème.

Michel Thiffault ne s’en cache pas : les six projets ne pourront tous être réalisés. La situation financière à la Ville obligerait une hausse de taxes considérable.

« Le plus difficile pour nous, les politiciens à la Ville de Saguenay, c’est qu’on est prisonniers de notre malheur qu’est la dette. On a les mains attachées. Ce n’est pas qu’on ne veut pas. On a tous une bonne volonté. Ce serait facile de dire oui à tout, mais on doit agir en gens responsables », mentionne-t-il. Il rappelle que, peu importe le projet, la patience est de mise.

Par ailleurs, celui qui est en poste depuis deux ans croit que la Ville devrait faire preuve d’une plus grande prudence quant à l’annonce de projets d’envergure. « On va trop vite pour annoncer les grands projets. En annonçant les projets rapidement, on crée des attentes », conclut-il.

1500 signatures pour le soccerdôme

Lancée il y a quelques jours, la pétition réclamant la construction d’un soccerdôme multisport dans l’arrondissement Jonquière s’est approchée du cap des 1500 signatures, dimanche. L’initiative citoyenne circule sur les réseaux sociaux en plus d’être accessible via le site Internet d’Espace Soccer.

« Avec plus de 5000 joueurs de soccer dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce projet permettrait le développement de ce sport ainsi que la pratique d’autres disciplines sportives », lit-on sur la pétition électronique créée après que la Ville ait retiré le projet de son plan triennal d’immobilisation.

+

ÊTRE ÉLU, UN TRAVAIL À TEMPS PLEIN

Le conseiller municipal Michel Thiffault acceptera la décision de la mairesse de Saguenay de geler ou de réduire le salaire des élus. À l’aube d’une décision attendue à la mi-janvier, il rappelle toutefois que le travail de conseiller municipal en est un à temps plein.

Dans un entretien accordé au Quotidien, Michel Thiffault a confié qu’il prenait la parole pour la première fois dans ce dossier fort épineux.

« La job d’élu municipal, c’est à plein temps. Si on calcule le nombre de réunions, que ce soit en commission, de conseil de ville, d’arrondissement, de plénière, d’associations, d’organismes et entre nous. On parle entre nous, avec les citoyens, on reçoit des courriels et des Messenger des citoyens, en plus d’être sur des conseils spéciaux », explique-t-il. À cela s’ajoutent les nombreuses représentations faites au nom de la Ville chaque semaine, en plus des diverses interventions avec les médias.

Le représentant du district 3 cite en exemple le projet de déménagement de la Maison de quartier dans les anciens locaux du Centre de liquidation Gagnon Frères au centre-ville de Kénogami. Il mentionne que le dossier est à l’origine d’une cinquantaine de rencontres tenues au cours des derniers mois auxquels il a assisté en compagnie de sa collègue Julie Dufour.

S’il décortique son travail, ce n’est pas pour obtenir la pitié de la population, mais plutôt pour présenter l’entièreté de la tâche aux contribuables à la critique facile.

Les élus de Saguenay ont adopté, en octobre de l’année dernière, une augmentation salariale de 20 000 $. La somme, qui faisait passer le salaire annuel d’environ 31 000 $ à 51 000 $, avait été justifiée par un ajustement fiscal ainsi que par l’augmentation de la tâche à la suite de la réduction du nombre d’élus, soit de 19 à 15.